Le 20 octobre 2026, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la cheffe de la mission, Valentine Rugwabiza, a recommandé le renouvellement du mandat de la MINUSCA en Centrafrique pour un an, mettant en garde contre un retrait prématuré. Elle estime que le maintien d’effectifs suffisants demeure essentiel pour soutenir les forces nationales face aux menaces persistantes.
La paix reste fragile en République centrafricaine, où un retrait prématuré des Casques bleus pourrait compromettre les acquis sécuritaires. Le 20 octobre 2026, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a mis en garde contre un désengagement trop rapide. Malgré les progrès réalisés, les violences persistent : à Am Dafok, dans le nord-est, les FACA ont repris le contrôle de la localité cinq jours après une offensive armée, avec l’appui des Casques bleus. Dans le sud-est, 26 incidents attribués à des membres présumés de la LRA entre juin et septembre 2026 ont entraîné l’enlèvement de 68 civils, dont 40 enfants. Des violences sexuelles ont également été signalées.
Je me réjouis d’informer le Conseil de la libération, le 19 octobre dernier, des otages détenus par l’AAKG depuis l’attaque perpétrée contre Bambouti le 20 décembre 2025, parmi lesquels figurait le sous-préfet de la localité. Cette libération a été rendue possible grâce à une opération menée par la MINUSCA, à l’issue de plusieurs mois d’intenses efforts de médiation déployés conjointement par les autorités locales et la MINUSCA. «
Valentine Rugwabiza, Cheffe de la MINUSCA – Rwanda
Face aux menaces persistantes, Valentine Rugwabiza recommande de renouveler le mandat de la MINUSCA pour un an. Depuis juillet 2025, 1 907 combattants ont été désarmés et démobilisés, tandis que 127 des 177 communes avaient installé leurs conseils municipaux au 1er octobre 2026. Mais la réinsertion des anciens combattants reste difficile et l’État manque de moyens pour assurer seul la sécurité du pays. Dans un contexte de restrictions budgétaires à l’ONU, le Conseil de sécurité doit statuer d’ici au 15 novembre sur le renouvellement du mandat de la mission.
« Il est essentiel que le gouvernement consolide ses acquis, avec le soutien de la MINUSCA, pour accélérer la réalisation des processus de désarmement et de démobilisation, ainsi que la dissolution des groupes armés. La Pérennité de ces efforts exigera l’accélération du processus de réintégration socio-économique, avec le soutien coordonné des partenaires de la République centrafricaine « .
Valentine Rugwabiza, Cheffe de la MINUSCA – Rwanda
À ces défis sécuritaires et institutionnels s’ajoute une situation humanitaire préoccupante. Entre avril et août 2026, près de 2 millions de Centrafricains, soit environ 31 % de la population, ont été confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. Début octobre, le plan de réponse humanitaire des Nations unies n’était financé qu’à hauteur de 46,6 %, limitant les moyens disponibles pour répondre aux besoins des populations vulnérables.



