Face à la vulnérabilité climatique et à la dépendance aux revenus pétroliers, la République du Congo compte mobiliser des financements massifs pour protéger ses écosystèmes et transformer son économie. Validé par le gouvernement, le plan d’investissement de la Contribution Déterminée au niveau National de troisième génération (CDN 3.0) chiffre à 8,88 milliards de dollars les besoins climatiques du pays d’ici 2035.
Classée parmi les 40 pays les plus menacés par le changement climatique, la République du Congo fait face à une double vulnérabilité : les risques d’inondation et la dépendance aux hydrocarbures. Malgré leur importance écologique, les forêts restent sous-financées, ne captant que 3 % des fonds climatiques mondiaux. Ce déficit compromet la résilience des populations et des infrastructures.
“Le document soumis aujourd’hui à notre validation collective, traduit ces ambitions environnementales en une trajectoire de développement socio-économique concrète, inclusive et mesurable. S’adapter et atténuer à travers un portefeuille structure de près de deux cents actions couvrant aussi bien l’énergie verte, l’agriculture résiliente, la gestion durable des forêts et des tourbières que la protection de nos villes et de nos côtes. Le Congo démontre qu’il est possible d’allier la conservation de la planète à la prospérité des populations.”
Abdourahamane Diallo, Coordonnateur résident des Nations Unies en République du Congo – Niger
Au-delà de la protection environnementale, la transition climatique engage l’avenir économique et social du pays. La Contribution Déterminée au niveau National de troisième génération (CDN 3.0) vise une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20,44 % d’ici 2030, puis de 47,82 % en 2035. L’enjeu est aussi de préserver 23,5 millions d’hectares de forêts et de favoriser l’émergence d’emplois verts.
“ Pour la République du Congo, l’enjeu est clair: il ne suffit pas de prendre des engagements, encore faut-il se donner les moyens de les réaliser. C’est tout le sens du plan de mise en œuvre et surtout du plan d’investissement de la CDN trois points zéro qui doit permettre de transformer nos ambitions climatiques en programmes d’actions et en projets structurants, assortis de besoins de financement clairement identifiés.”
Arlette Soudan-Nonault, Ministre de l’Environnement – République du Congo
Pour concrétiser ces ambitions, le plan prévoit 8,88 milliards de dollars d’investissements d’ici 2035, dont 5,81 milliards pour l’atténuation et 2,50 milliards pour l’adaptation. L’État doit apporter 20 % des financements, tandis que 80 % dépendent de l’appui international. La mobilisation de ces ressources conditionnera la résilience climatique et la diversification économique du pays.



