En République du Congo, les autorités et les compagnies pétrolières ont arrêté les prix des hydrocarbures pour le quatrième trimestre 2025. Réunis à Pointe-Noire, les acteurs du secteur ont fixé la moyenne des prix fiscaux à 62 dollars 612 cents le baril, dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés pétroliers. Des niveaux qui confirment, selon les autorités, la compétitivité des bruts congolais malgré un environnement mondial exigeant.
En République du Congo, les autorités et les acteurs du secteur pétrolier ont arrêté le 10 janvier 2026, les prix des hydrocarbures bruts commercialisés au quatrième trimestre 2025. À l’issue des travaux tenus du 7 au 9 janvier, la moyenne trimestrielle des prix fiscaux des hydrocarbures s’est établie à 62,612 dollars le baril, dans un contexte international marqué par des marchés pétroliers volatils et des cours globalement modérés. Les différents bruts congolais ont enregistré des différentiels compris entre -3,950 et 1,835 dollars par baril, selon les qualités et les modalités de négociation.
“Pour le premier trimestre 2026, les analystes anticipent un prix du brut daté compris entre 50 et 60 USD le baril, largement inférieur à sa moyenne au quatrième trimestre 2025. Au quatrième trimestre 2025, les bruts congolais ont affiché les différentiels compris entre -3.950 et plus 1.835 USD le baril. La moyenne trimestrielle des prix fiscaux des hydrocarbures au quatrième trimestre 2005 est de 62.612 USD le baril, avec un différentiel trimestriel de -0.846 USD le baril.”
SÉVERIN MAXIME MOUKENGUE, Rapporteur au ministère des Hydrocarbures – Congo
Dans le détail, le Djeno Mélange a été négocié à 60,665 dollars le baril, le Nkossa Blend à 63,663 dollars, tandis que le Yombo s’est établi à 63,507 dollars le baril. Les hydrocarbures liquéfiés issus de Nkossa affichent également des niveaux différenciés, avec le Butane à 49,986 dollars et le Propane à 24,675 dollars le baril. Des résultats qui confirment la diversité et la solidité du panier pétrolier congolais. Pour les autorités, cette fixation des prix repose sur une approche à la fois réaliste et prospective, visant à préserver les intérêts nationaux dans un environnement concurrentiel.
“Les travaux relatifs à la valorisation des bruts congolais ont permis de confirmer la nécessité d’une approche à la fois réaliste et prospective, fondée sur une lecture des conditions de marché et sur la défense cohérente des intérêts nationaux.”
MACAIRE BATCHI, Directeur de cabinet du ministre des Hydrocarbures
Cette réunion de valorisation des bruts s’inscrit dans le cadre des contrats de partage de production qui prévoient une concertation trimestrielle entre l’État et les opérateurs. La prochaine rencontre consacrée à la fixation des prix des hydrocarbures est d’ores et déjà annoncée pour le mois d’avril 2026, alors que les perspectives pour 2026 restent étroitement liées à l’évolution des cours mondiaux du pétrole.



