Après plus de trois décennies passées au Canada, Allale Hassan Robleh a choisi de revenir investir dans son pays natal, Djibouti. Son ambition : révolutionner le nettoyage des bâtiments et des infrastructures industrielles grâce à des drones intelligents. Un pari technologique qui illustre le potentiel de la diaspora africaine dans le développement du continent.
Après 31 ans passés au Canada, c’est à Djibouti, sa terre natale, qu’Allale Hassan Robleh a décidé d’écrire un nouveau chapitre de son histoire. De retour au pays en septembre 2025, cet entrepreneur a fait le pari de l’innovation. Avec Sky Cleaners Services, son entreprise lancée en 2026, il propose une technologie encore peu répandue dans la région : le nettoyage des bâtiments et des infrastructures industrielles par drones.
J’ai passé une trentaine d’années au Canada et je suis revenu investir avec l’expertise que j’ai acquise durant les trente dernières années dans mon pays d’origine pour ajouter un plus et ouvrir ma propre compagnie qui est Sky cleaners Services.
ALLALE HASSAN ROBLEH, Entrepreneur
Fini les interventions humaines suspendues à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Ici, les drones prennent le relais. Équipés de systèmes intelligents et de dispositifs de nettoyage à haute pression, ils peuvent intervenir sur des façades vitrées, des silos, des installations portuaires ou encore des éoliennes. Une solution qui promet davantage de sécurité, notamment dans les environnements difficiles d’accès ou potentiellement dangereux pour les travailleurs.
Quand on nettoie les édifices, on utilise par exemple avec des personnes où ils peuvent descendre avec des cordes, nous on utilise directement des drones avec une solution spécialisée qu’on appelle Osmos Water, c’est de l’eau déminéralisée qu’on utilise qui ne laisse pas de traces sur les vitres. Alors, qu’est-ce qu’on se spécialise ? C’est que tout ce qui est en hauteur, tout ce qui n’est pas, comment dire, qu’on ne peut pas atteindre, nous on peut le faire avec nos drones qui sont équipés d’intelligence artificielle , nos drones directement s’attaquent, rentrent et nettoient avec une puissance de 220 bars qui est vraiment très puissant et qu’il n’y a pas besoin d’un humain directement.
ALLALE HASSAN ROBLEH, Entrepreneur
Mais transformer une idée en entreprise reste un parcours semé d’obstacles. Retard dans l’acheminement du matériel, difficultés administratives et recherche de contrats durables : les premiers mois ont mis sa détermination à l’épreuve. Malgré ces contraintes, Sky Cleaners Services décroche progressivement ses premiers marchés. Pour son fondateur, l’enjeu est aussi de créer des emplois et de transmettre son savoir-faire à la jeunesse djiboutienne.
Le conseil que je donne aux entrepreneurs, c’est de ne pas baisser les mains et que de toujours, comment dire, d’attaquer, de se rappeler pourquoi on est rentré au pays. C’est pour faire, rajouter un plus et montrer un exemple aux autres de la diaspora africaine pour revenir au pays et investir et, ramener leur expertise, quelle que ce soit. Parce que l’Afrique a besoin de nous, tout est en Afrique.
ALLALE HASSAN ROBLEH, Entrepreneur
Avec un indice de développement des technologies de l’information atteignant 61,6 à Djibouti, les ambitions d’ALLALE HASSAN ROBLEH s’étendent bien au-delà des frontières nationales. Fort d’un capital estimé à plus de 150 000 dollars US, il vise désormais des marchés comme l’Éthiopie, la Somalie et le Kenya pour y déployer son activité sous forme de franchises. Par son parcours, Allale Hassan Robleh incarne cette diaspora africaine qui fait le pari du retour, persuadée que le savoir-faire acquis à l’international représente un puissant levier de transformation économique pour le continent.



