À Djibouti, la rentrée parlementaire ouvre une nouvelle étape dans la préparation du budget de l’État. Les députés ont entamé l’examen des orientations budgétaires pour 2027, avec une croissance projetée à 7 %, une baisse attendue de la dette publique et une volonté affichée de moderniser la gestion publique.
À Djibouti, la deuxième session ordinaire de l’année 2026 de la IXe (neuvième) législature s’est ouverte depuis le 1er octobre à l’Assemblée nationale. La séance a été marquée par la prestation de serment d’Abdoulkader Houssein Ahmed, appelé à remplacer le défunt député Djama Guedi Aden. Le président de l’Assemblée nationale, Dileita Mohamed Dileita, a placé l’examen du budget 2027 au cœur des travaux.
“ Le budget 2027 fixe comme priorités économiques la diversification de l’économie ainsi que l’amélioration de la gestion des affaires publiques. Le pays réalise ainsi des progrès considérables dans la gestion budgétaire et la redevabilité axée sur les résultats. ‘’
KERWIN MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
Le gouvernement prévoit 161,3 milliards de francs djiboutiens de recettes de recettes pour 160,5 milliards de dépenses en 2027. La croissance est projetée à 7 %, tandis que les dépenses en capital devraient atteindre 54,7 milliards de francs djiboutiens de recettes , en hausse de près de 45 %. Le ratio de dette publique devrait parallèlement passer à 54,6 % du PIB, contre 64,4 % en 2025.
“ Les retombées bénéficient directement à la population. En effet, l’efficacité de l’État repose non seulement sur la qualité de son budget, mais avant tout sur sa bonne exécution et sur l’efficacité des mécanismes de contrôle instaurés. Djibouti s’affirme ainsi comme un État moderne, soucieux d’atteindre des résultats concrets et de se doter des outils nécessaires pour y parvenir.“
KERWIN MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
Au-delà du budget, le gouvernement djiboutien veut moderniser la gestion publique avec l’expérimentation du budget-programme, le renforcement des indicateurs de performance et la dématérialisation des procédures. La stratégie mise également sur la diversification économique, le numérique, les énergies renouvelables et l’emploi des jeunes, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité et la transparence de l’action publique.



