Focus – AfriCarribbean – Grenade : 50 ans d’indépendance entre crises et reconstruction

Surnommée « l’île aux épices », la Grenade s’impose aujourd’hui comme un laboratoire de résilience au cœur des Caraïbes. Entre une ambition économique portée par une croissance de 4,1 % et d’importants défis climatiques, ce petit État de 344 km² déploie une stratégie de transformation ambitieuse, soutenue par un plan d’action national de 572 millions de dollars consacré à l’adaptation environnementale.

Située à l’extrémité sud de l’archipel des Petites Antilles, la Grenade compte 130 000 habitants, principalement autour de sa capitale, Saint George’s. Découverte par Christophe Colomb en 1498, l’île a connu plusieurs siècles d’influences coloniales françaises et britanniques avant d’accéder à l’indépendance en 1974. Son architecture institutionnelle actuelle reste profondément marquée par les bouleversements de la révolution de 1979 et l’intervention américaine de 1983.

Nous avons de nouveaux hôtels à construire. Notre programme de citoyenneté par investissement (CBI) est en cours, ce qui représente un défi majeur pour la Grenade. Nous avons l’Université de Saint George’s, des marinas et de nombreux projets sont actuellement en cours dans le pays. Nous sommes très enthousiastes face à tout ce qui s’y passe. Le tourisme est un secteur relativement nouveau à la Grenade. Lorsque je dis « relativement nouveau », je veux dire que nous ne pouvons qu’aspirer à atteindre certains niveaux de développement touristique.

Leila Maria La Touche, Directrice générale, Terra Caribbean GrenadaGrenade

Aujourd’hui, la Grenade est une démocratie parlementaire et membre du Commonwealth, dont l’économie repose principalement sur le tourisme, l’agriculture et les services. Avec une croissance solide estimée à 4,5 % du PIB, le secteur des services, et notamment le tourisme, s’impose comme le principal moteur économique du pays, générant près de 58 à 74 millions de dollars de revenus annuels. Au carrefour des influences européennes, africaines et caribéennes, la Grenade incarne aujourd’hui un modèle de petite économie insulaire cherchant à conjuguer stabilité politique, diversification économique et préservation de son riche patrimoine naturel.

Je dirais qu’actuellement, notre économie repose principalement sur le programme de citoyenneté par investissement (CBI) et sur l’Université de Saint George’s, qui contribuent de manière significative à notre PIB et dont nous dépendons fortement, ainsi que sur l’agriculture. Nous produisons toujours de la noix de muscade et sommes l’un des plus grands producteurs de noix de muscade de haute qualité au monde. Le tourisme est également un secteur important pour nous, car il connaît une croissance rapide et contribue aux performances de notre économie.

Leila Maria La Touche, Directrice générale, Terra Caribbean GrenadaGrenade

Exposée à d’importants risques climatiques, notamment à l’ouragan Beryl qui a frappé la Grenade le 1er juillet 2024, causant des dégâts estimés à 16,5 % du PIB de l’île, la Grenade a fait de la résilience environnementale un axe majeur de son développement à travers un Plan national d’adaptation (PNA), assorti d’une feuille de route d’investissement de 572 millions de dollars. Pour réduire sa dépendance énergétique aux importations de pétrole, qui représentent encore 93 à 98 % de son mix électrique, le pays déploie d’importants programmes de transition. Ces initiatives bénéficient notamment d’un financement britannique de 10 millions de livres sterling consacré à l’énergie géothermique, avec pour objectif d’intégrer 40 % d’énergies renouvelables dans le réseau électrique national.

L’industrie maritime contribue également de manière importante et, grâce à notre situation géographique à 12 degrés de latitude nord, nous offrons un refuge sûr à la communauté des plaisanciers et des propriétaires de yachts.

Leila Maria La Touche, Directrice générale, Terra Caribbean GrenadaGrenade

La population grenadienne, majoritairement afro-caribéenne à plus de 80 %, est issue d’une histoire marquée par la colonisation et la traite négrière. Elle est également enrichie par des influences indiennes et européennes, témoignant de la diversité culturelle de l’archipel. Cette identité plurielle se reflète dans l’hospitalité reconnue des Grenadiens. L’anglais est la langue officielle, tandis qu’un créole aux influences anglaises et françaises reste largement utilisé dans la vie quotidienne. La majorité de la population est chrétienne.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com