Sur la situation de la dette, le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema s’est entretenu avec une délégation du FMI, dans le prolongement des travaux engagés avec les autorités gabonaises. Les échanges ont porté sur l’évaluation du niveau réel d’endettement et la poursuite des travaux techniques avec les experts du ministère de l’Économie et des Finances.
Dette publique est au cœur de l’exigence de transparence du président Brice Clotaire Oligui Nguema. À Port-Gentil, le 25 septembre 2026, il a échangé avec une délégation du FMI sur le niveau réel d’endettement du Gabon, estimé entre 70 % et 75 % du PIB, pour environ 15 milliards USD en 2025. L’enjeu est de garantir la sincérité des comptes publics, de maîtriser durablement la dette et de préserver les capacités de l’État à financer ses priorités de développement.
Nous ne pouvons pas fixer un niveau global de la dette parce que nous avons encore quelques écarts que nous devons revoir avec les collègues du Fonds monétaire afin de stabiliser le niveau global de la dette. Mais on ne doute pas que notre niveau global de la dette varie entre 70 et 75 % du produit intérieur brut.
Marc Abeghe , Ministre Délégué de l’Économie et des Finances
La réunion avec les experts du FMI prolonge les travaux techniques menés avec le ministère de l’Économie et des Finances, avec pour priorité de fiabiliser les données publiques. Pour le Président, l’enjeu dépasse désormais la seule mesure de l’endettement : il s’agit de rapprocher les différentes estimations afin d’établir une « lecture partagée » de la situation financière du Gabon.
Si nous arrivons à clarifier la situation de la dette du Gabon, ça ça nous donne les opportunités donc de négocier avec les partenaires financiers internationaux.
Marc Abeghe , Ministre Délégué de l’Économie et des Finances
Après audit gouvernemental et rebasage du PIB à 13 822 milliards de FCFA, le ratio dette/PIB ressort à 68,91 % en 2025, contre 84,6 % auparavant. Le Gabon repasse ainsi sous le plafond de 70 % fixé par les critères de convergence de la CEMAC.



