Gabon – Gestion du différend sur 3 îles : l’UA soutient le tracé de la frontière maritime

Au Gabon, le règlement du différend frontalier avec la Guinée équatoriale franchit une nouvelle étape. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, le 28 avril 2026, une délégation de l’Union africaine, mandatée pour accompagner la mise en œuvre de la décision rendue le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice. Au cœur des échanges, la poursuite du dialogue entre les deux pays, dans un contexte marqué par la volonté commune de parvenir à un règlement pacifique et durable. La rencontre intervient au moment où le Gabon vient d’être élu au Conseil de sécurité de paix de l’Union africaine.

“Comme cette application de bonne foi n’est pas de mise ou n’arrive pas. Alors les Gabonais, la Guinée équatoriale ont décidé de mettre en place une feuille de route pour arriver à résoudre ces différends frontaliers de manière pacifique.” 

KERWIN MAYIZO, Analyste politiqueRD Congo

Parmi les pistes avancées, l’élaboration d’une feuille de route incluant la mise en place d’un mécanisme AD HOC, la signature d’un accord de délimitation des frontières, ainsi que le lancement des opérations de démarcation sur le terrain. Les discussions ont également porté sur la désignation de points focaux dans chaque pays, chargés d’assurer la coordination technique et le suivi du processus. À travers cette démarche, les différentes parties entendent garantir l’application effective de la décision de justice internationale, dans le respect du droit et par le dialogue.

“Il faudrait, de bonne foi, appliquer cette feuille de route afin de trouver une solution qui arrange les deux pays. Parce que, au delà des îles qui paraissent minuscules, qui sont minuscules d’ailleurs, il y a l’enjeu de la zone économique exclusive. Dans une région ou il y a beaucoup de pétrole.”

KERWIN MAYIZO, Analyste politiqueRD Congo

Pour rappel, le 19 mai 2025, la Cour internationale de Justice (CIJ) a tranché le différend frontalier Gabon-Guinée équatoriale en faveur de la Guinée équatoriale. La Cour a reconnu la souveraineté de Malabo sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga, riches en hydrocarbures, s’appuyant sur le traité colonial franco-espagnol de 1900. Elle a rejeté la « Convention de Bata » (1974) invoquée par le Gabon, faute d’original valide. En avril 2026, l’Union africaine a dépêché l’envoyé spécial Albert Shingiro pour superviser la mise en œuvre pacifique de l’arrêt et délimiter les frontières maritimes restantes.

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