Le Ghana affiche de grandes ambitions agricoles. Le pays veut doubler sa production de noix de coco d’ici 2028, avec pour objectif de devenir le premier producteur africain. Une stratégie nationale axée sur l’extension des plantations, la transformation locale et la création d’emplois ruraux, au cœur d’un vaste programme présidentiel.
Le Ghana veut changer d’échelle dans la production de noix de coco. Le pays ambitionne de doubler ses plantations, passant de 90 000 à 180 000 hectares d’ici 2028. Une stratégie nationale portée par le Programme présidentiel pour l’agriculture et l’agro-industrie, avec un objectif clair : faire du Ghana le premier producteur africain et 12ème au niveau mondial.
‘’ Je crois que cette expansion va permettre de transformer durablement l’économie agricole du Ghana pour plusieurs raisons. Première raison, parce que la noix de coco est un produit qui est facilement transformable, même localement, via les noix fraîches, la fabrication de sucre, la fabrication d’alcool, de savon. Et de ce pas, le développement de la noix de coco va permettre de contribuer à l’autosuffisance en produits alimentaires et cosmétiques. Lesquels produits sont hautement demandés au niveau international comme au niveau national. ‘’
Brice Regustar Gbessi, Spécialiste de l’économie circulaire – Côte d’Ivoire
Pour atteindre cette cible ambitieuse, les autorités ghanéennes ont lancé une vaste opération de soutien aux producteurs. Le plan prévoit la distribution gratuite de dix millions de plants de cocotiers d’ici fin 2028, afin de renouveler et d’étendre les plantations existantes. A ce jour, Cette intervention a permis d’ajouter 12 700 hectares de nouvelles cocoteraies aux 90 000 hectares de cocoteraies déjà existantes au Ghana. Parallèlement, des centaines d’agriculteurs bénéficient déjà de formations techniques portant sur la préparation des sols, la plantation et la lutte contre les parasites, dans le but d’améliorer la productivité et la qualité des récoltes. Pour assurer la pérennité et la structuration de la filière, le gouvernement s’appuie sur des partenariats stratégiques avec la Ghana EXIM Bank et la Coconut Federation, qui contribuent au financement et à l’organisation de cette expansion.
‘’ Qui parle d’expansion d’agriculture, d’expansion de nouvelles plantations créées, va forcément générer des opportunités professionnelles parce que les plants, il faut des agriculteurs, il faut des maîtres agricoles, il faut des ingénieurs agronomes. Et ce qui va davantage rentabiliser et étendre les opportunités d’emploi au niveau du secteur agricole, au niveau de l’emploi rural.‘’
Brice Regustar Gbessi, Spécialiste de l’économie circulaire – Côte d’Ivoire
Au-delà de la production, le Ghana mise sur la transformation locale de la noix de coco, de l’huile à l’eau de coco, en passant par les fibres. Soutenue par les opportunités d’exportation offertes par l’AGOA (Africa Growth and Opportunities), cette stratégie vise à renforcer l’économie rurale, créer des emplois durables et positionner le pays comme un acteur clé du marché mondial.



