Le Ghana franchit une étape majeure dans son ouverture aux Africains. À partir du 25 mai 2026, les ressortissants du continent entreront sans frais de visa. Cette mesure symbolique rappelle la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963 et s’inscrit dans une dynamique d’intégration régionale renforcée. Elle traduit l’ambition d’une libre circulation effective en Afrique.
Le Ghana amorce un virage dans sa politique migratoire en faveur des Africains. Dès le 25 mai 2026, à l’occasion de la Journée de l’Afrique, les ressortissants du continent seront exemptés de frais de visa pour entrer sur son territoire. Une mesure à forte portée symbolique, en écho à la création de l’Organisation de l’unité africaine en 1963, qui traduit la volonté des autorités ghanéennes de promouvoir la libre circulation et de renforcer l’intégration régionale.
‘’Le Ghana est abri de siège de la ZLECAF et, à ce titre, il prêche à être un exemple pour le commerce, un exemple pour la facilitation, un exemple pour la libre circulation des personnes et des biens, d’où la nécessité de lever les visas inter-africains. ‘’
Justin Honoré MONDOMOBE, Expert en intelligence économique – Cameroun
Portée par le président John Dramani Mahama, la mesure entrera officiellement en vigueur le 25 mai. Elle s’accompagne toutefois d’un encadrement strict : tous les voyageurs devront désormais passer par une plateforme e-Visa. Interconnecté à plusieurs bases de données sécuritaires, ce dispositif permettra de maintenir un contrôle rigoureux des entrées. Selon le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa, cette réforme repose sur une infrastructure technologique renforcée, conciliant ouverture des frontières et impératifs de sécurité.
‘’ Il n’y a pas, à mon sens, de risque pour des pays africains comme le Ghana de se libérer des frais de visa, parce que l’exemplarité vient des marchés intégrés comme l’Europe, qui ont, il y a très longtemps, abrogé les frais de visa, abrogé les contrôles entre pays membres de la même communauté, d’où la nécessité de libérer les visas qui vont nécessairement booster le commerce inter-africain et qui vont favoriser encore plus l’industrialisation du fait que chaque Africain n’aura pas le stress d’entrer dans un autre pays. ‘’
Justin Honoré MONDOMOBE , Expert en intelligence économique – Cameroun
Sur les 54 États membres de l’Union africaine, seuls cinq appliqueront, à compter du 25 mai, une suppression totale des visas pour les détenteurs de passeports africains. En rejoignant cette dynamique, le Ghana intègre un cercle encore très restreint. Le Bénin, le Rwanda, la Gambie et les Seychelles font figure de précurseurs. Une avancée certes marginale à l’échelle du continent, mais qui nourrit l’ambition d’une libre circulation effective en Afrique.



