En Zambie, le président kényan William Ruto appelle à préserver l’unité nationale au-delà des clivages politiques. Présent à Lusaka le 1er septembre 2026 pour l’investiture du président Hakainde Hichilema pour un second mandat, il rappelle que les élections doivent servir à déterminer qui gouverne, et non qui appartient à la nation.
À l’occasion de l’investiture du président zambien Hakainde Hichilema pour un second mandat, le chef de l’État kényan William Ruto a livré un message fort destiné à l’ensemble du continent africain. Reprenant à son compte la devise zambienne « Une Zambie, une nation », il a exhorté les dirigeants africains à ne jamais laisser la compétition politique se muer en fracture durable entre citoyens. Pour lui, malgré les différences politiques, ethniques ou régionales, l’unité nationale doit toujours primer sur les rivalités électorales.
Nos différences ne doivent jamais devenir nos divisions. La compétition politique ne doit pas nécessairement se transformer en conflit national. Ce qui unit un peuple doit, en définitive, être plus fort que ce qui le sépare. La démocratie n’est pas mise à l’épreuve lorsque nous sommes d’accord. Elle l’est lorsque nous sommes en désaccord.
William Ruto, Président de la République
Dans un continent où les scrutins peuvent raviver de profondes fractures, William Ruto a rappelé que la solidité d’une démocratie ne se mesure pas à l’absence de désaccords, mais à la manière dont une société parvient à les traverser sans se déchirer. Désigner un vainqueur ne doit jamais revenir à désigner des exclus.
Les élections sont conçues pour déterminer qui gouverne. Elles ne doivent jamais déterminer qui appartient à la nation. Telle est la responsabilité du leadership démocratique : non seulement obtenir l’autorité de gouverner, mais aussi préserver la nation commune au nom de laquelle cette autorité est exercée.
William Ruto, Président de la République
Entre 2024 et 2026, plusieurs pays africains ont connu de fortes tensions autour des processus électoraux. Au Mozambique, la présidentielle de fin 2024 a été suivie de manifestations violentes et de contestations politiques. En Tanzanie et en Ouganda, les périodes électorales ont été marquées par des violences, des arrestations d’opposants et des pressions sur les médias. En Zambie, le scrutin d’août 2026 l’opposition a contesté la réélection de Hakainde Hichilema et dénonçant des irrégularités. D’autres pays comme la Côte d’Ivoire ou le Bénin ont connu des tensions liées à l’exclusion de candidats et aux accusations de verrouillage politique.



