Le Kenya a annoncé une exemption de droits de douane pour les 1 000 premiers véhicules électriques importés, dans le cadre de ses efforts pour accélérer la décarbonation de la mobilité urbaine et réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Cette mesure intervient dans un contexte de volatilité persistante des prix mondiaux du pétrole et de pression croissante en faveur du développement de systèmes de transport plus propres. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les transports représentent près d’un quart des émissions mondiales de carbone liées à l’énergie, ce qui place la mobilité électrique au cœur des stratégies climatiques et énergétiques de nombreux pays.
Le Kenya accélère sa transition vers des transports urbains plus propres en exemptant de droits de douane les 1 000 premiers véhicules électriques importés. Cette mesure vise à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles face à la volatilité des prix mondiaux du pétrole. Les autorités affirment qu’elle stimulera la mobilité électrique, diminuera le coût des importations et attirera les investissements dans le secteur.
“Nous accélérons les investissements dans les énergies renouvelables, la mobilité électrique, les transports publics modernes et les infrastructures de sécurité énergétique afin que les générations futures de Kenyans soient moins exposées à l’instabilité mondiale des carburants. Nous devons privilégier les véhicules électriques comme première étape, et le gouvernement a déjà commandé 3 000 véhicules électriques par l’intermédiaire du ministère de l’Intérieur, destinés à nos agents de sécurité et de l’administration”.
William Ruto, Président de la République – Kenya
Les importations de carburant continuent de peser lourdement sur l’économie kényane, qui demeure fortement dépendante des produits pétroliers importés malgré l’urbanisation croissante et la hausse de la demande énergétique. Selon les données de la Banque centrale du Kenya et du Trésor National, la facture pétrolière du pays a représenté environ 3 à 4 milliards de dollars par an ces dernières années, soit l’un des principaux postes d’importation et une pression significative sur le compte courant et le budget national, avec des projections de maintien à un niveau élevé en 2025–2026 en raison de la volatilité des prix mondiaux et de la croissance de la consommation énergétique
Il ne s’agit pas seulement de surmonter la crise actuelle, mais aussi de bâtir un Kenya plus autonome, résilient et économiquement sûr pour les générations futures.
William Ruto, Président de la République – Kenya
Le Kenya positionne de plus en plus la mobilité électrique comme une stratégie à la fois environnementale et économique visant à réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à accélérer le développement durable des transports urbains. Le développement de la mobilité électrique devrait permettre de réduire le coût des importations de carburant, de limiter la pollution atmosphérique urbaine et de soutenir la croissance industrielle verte. En effet, les transports contribuent de manière significative aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, estimées à environ 7 gigatonnes de CO₂ par an, selon les évaluations internationales sur l’énergie et le climat.



