En ce mois de janvier 2026, des pluies torrentielles ont frappé le Libéria en pleine saison sèche, provoquant inondations et dégâts agricoles. L’Environmental Protection Agency (EPA) alerte que ces événements s’inscrivent dans une tendance inquiétante : déjà en 2025, certaines régions avaient enregistré jusqu’à 1 439 mm de pluie entre juillet et septembre, bien au‑delà des niveaux saisonniers normaux, avec des épisodes concentrés allant de 36,5 mm à 160,1 mm sur dix jours seulement.
Des pluies torrentielles ont frappé le Libéria en plein mois de janvier, traditionnellement au cœur de la saison sèche, provoquant inondations et perturbations agricoles. L’Environmental Protection Agency (EPA) du pays a alerté le 11 janvier que ces événements signalent une aggravation de la crise climatique. Ce phénomène, déjà observé en 2025, rompt avec les schémas météorologiques historiques. L’année dernière, les totaux de précipitations entre juillet et septembre ont atteint jusqu’à 1 439 mm dans certaines régions.
“J’ai évoqué les menaces pesant sur le Libéria. Deux dangers majeurs se profilent pour notre pays. Le premier est l’élévation du niveau de la mer. Selon les projections scientifiques, cette hausse pourrait atteindre entre 0,6 et 1 mètre d’ici l’année 2100.”
Emmanuel Urey Yarkpawolo, Directeur exécutif de l’Agence de protection de l’environnement – Liberia
Les fortes précipitations ont inondé des routes rurales, endommagé des cultures de riz et manioc, et menacent la sécurité alimentaire de nombreuses communautés. Près de 60 % de la population, vivant en zones littorales, pourrait être touchée par des risques accrus d’inondations si ces tendances persistent.
“Ces changements affectent déjà le développement national. Les projets de construction accusent des retards, tandis que les coûts de maintenance ne cessent d’augmenter. Les rochers sont extraits, modifiant le paysage et les infrastructures. L’eau devient un facteur encore plus déterminant et souverain dans la planification. Les plans de développement, fondés sur des hypothèses climatiques précédentes, ne sont désormais plus adaptés ni efficaces”.
Emmanuel Urey Yarkpawolo, Directeur exécutif de l’Agence de protection de l’environnement – Liberia
Les pluies hors saison selon des experts sont un signal tangible du dérèglement climatique mondial, qui modifie les cycles de pluie et augmente la fréquence des phénomènes extrêmes. Les autorités appellent à un soutien international accru pour faire face à ces bouleversements



