Madagascar fait face à une grave crise énergétique. Confronté à une pénurie de carburant qui s’aggrave depuis plusieurs semaines, le gouvernement a décrété, le 7 avril 2026, un état d’urgence de 15 jours sur l’ensemble du territoire. En toile de fond, les tensions sur le marché pétrolier mondial, liées notamment au conflit impliquant l’Iran, continuent de perturber l’approvisionnement du pays.
Face à une pénurie aiguë de carburant, le gouvernement malgache a décrété un état d’urgence énergétique de 15 jours sur l’ensemble du territoire, à l’issue du Conseil des ministres le 7 avril 2026. Cette mesure exceptionnelle intervient dans un contexte de forte tension sur le secteur énergétique, marqué par un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande. Une situation aggravée par les répercussions de la conjoncture géopolitique internationale, notamment au Moyen-Orient, qui pèsent sur l’approvisionnement et accentuent la vulnérabilité énergétique du pays.
j’y vois notamment deux aspects importants. Le premier, c’est que le président Randrianirina est soucieux, je pense, notamment de la résonance que ça peut avoir au sein de la société civile et qu’il sait qu’il y a la Gen Z et qu’il peut y avoir de nouvelles tensions qui peuvent émerger si la situation venait à perdurer.
Gregory SILENY, Journaliste
Depuis plusieurs semaines, la situation se dégrade avec de longues files d’attente dans les stations-service, notamment à Antananarivo et Toamasina, et des mesures de rationnement dans certaines régions. Malgré ce contexte, les prix des carburants pour avril 2026 restent inchangés : SP95 (Sans Plomb 95) à 4900 ariary/litre, pétrole lampant à 3510 ariary/litre et gasoil à 4 660 ariary/litre, selon un communiqué publié le 5 avril par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).
Les économies africaines sont tributaires des importations, et notamment des importations d’hydrocarbures. Beaucoup de pays se retrouvent en difficulté. Les seuls pays qui parviennent à émerger, ce sont des pays qui sont notamment exportateurs de pétrole, comme c’est le cas du Nigeria ou de l’Algérie.
Gregory SILENY, Journaliste
Fortement dépendant des importations de carburant (27 % des importations totales), Madagascar subit les effets des tensions internationales qui perturbent l’approvisionnement. Face à cette situation, les autorités envisagent des mesures exceptionnelles pour rétablir l’approvisionnement et limiter les impacts économiques et sociaux.



