Mali : 21 instruments juridiques de coopération signés avec le Maroc

Vingt-six ans après leur dernière Commission mixte, le Mali et le Maroc tournent une nouvelle page de leur coopération. Après quatre jours de travaux, le Mali et le Maroc ont clôturé le 24 juillet à Bamako la 4ᵉ session de leur Grande Commission mixte de coopération. Une rencontre marquée par la signature de 21 accords couvrant des secteurs clés et par une convergence diplomatique assumée entre les deux États, notamment sur la question du Sahara.

Vingt-six ans après la dernière session organisée à Rabat en 2000, la Grande Commission mixte Mali–Maroc retrouve son rôle de principal mécanisme institutionnel de pilotage de la coopération bilatérale. Durant quatre jours, les deux nations ont évalué les engagements existants en vue d’adopter une nouvelle feuille de route couvrant notamment l’énergie, la santé, l’agriculture, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’industrie, les infrastructures, la défense et les investissements. Au terme des travaux, les deux délégations ont adopté 21 instruments juridiques, destinés à renforcer le cadre légal de la coopération et à accompagner de nouveaux projets structurants. 

“Monsieur le Ministre et Cher Frère Excellences, Mesdames et Messieurs. Bien que la Commission mixte de coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Mali ne se soit pas réunie depuis longtemps, les relations entre nos deux pays n’ont jamais cessé de se développer. En témoignent les plus de 89 instruments juridiques signés au fil des années et illustrant le caractère dynamique et évolutif de ce partenariat.La tenue de la quatrième session de la Commission mixte de coopération maroco-malienne nous offre l’opportunité de poursuivre et d’approfondir notre dialogue politique, de passer en revue le bilan très satisfaisant de notre coopération et de disposer d’un cadre pour dessiner les contours de sa diversification. Notre partenariat multisectoriel est sans doute promis à un avenir encore plus riche et porteur.Les instruments juridiques signés lors de ces de notre session contribueront de manière significative à renforcer la dynamique des échanges entre nos deux pays frères.”

Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangèresMaroc

Au-delà des enjeux économiques, cette session a confirmé le rapprochement politique engagé ces derniers mois entre le Mali et le Maroc. Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a réaffirmé le soutien officiel de son pays au plan marocain d’autonomie pour le Sahara porté par la vision de sa Majesté le Roi Mohamed VI.

“Chers frères, cette journée consacrée à la tenue de la quatrième session de la Grande Commission mixte de coopération ne suffirait assurément pas à dresser une liste exhaustive des manifestations de respect mutuel, de solidarité et de soutien entre nos deux pays particulièrement lorsqu’il s’agit de défendre la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de nos Etats. Pour illustrer ces propos, je me bornerai ainsi à rappeler la décision historique par laquelle le Gouvernement de la République du Mali, à compter du 10 avril 2026, marque désormais son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule base sérieuse et crédible pour la résolution de la question du Sahara et considère qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la solution la plus réaliste à ce différend. Conformément à la résolution 27 97 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations-Unies le 31 octobre 2025. ”

Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangèresMali

Ce positionnement s’inscrit dans une convergence diplomatique plus large entre les deux pays. En effet, le Mali figure parmi les États sahéliens qui soutiennent l’Initiative Atlantique du Roi Mohammed VI, destinée à faciliter l’accès des pays enclavés du Sahel aux infrastructures portuaires atlantiques. Sur le plan économique, en 2025, les exportations marocaines vers le Mali ont atteint près de 185 millions de dollars, contre environ 3 millions de dollars d’exportations maliennes. Déjà présents à travers Bank of Africa, Moov Africa Malitel ou encore le groupe OCP, les opérateurs marocains devraient voir leur présence renforcée dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture, de la finance et de l’industrie. Au-delà des accords signés, cette quatrième Commission mixte ouvre une nouvelle phase des relations entre Bamako et Rabat. Les deux gouvernements affichent désormais l’ambition de transformer leur proximité politique en projets économiques concrets, avec pour objectif de faire de leur partenariat un levier d’intégration régionale, de développement industriel et de stabilité au Sahel.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com