Maroc : la valeur ajoutée agricole attendue à 10,4% en 2026

Selon le Haut-Commissariat au Plan, l’économie marocaine devrait accélérer en 2026, portée par une nette reprise agricole, une demande intérieure dynamique et la résilience des secteurs non agricoles, malgré des déséquilibres extérieurs persistants.

Après un début de campagne marqué par un déficit pluviométrique, les précipitations enregistrées à partir de fin novembre 2025 ont changé la donne. Selon le HCP, ces conditions climatiques devraient permettre une campagne agricole plus prometteuse en 2025-2026. La valeur ajoutée agricole est ainsi attendue en hausse de 10,4 % en 2026, après 4,5 % en 2025, soutenue par une production céréalière supérieure à la moyenne et le redressement de l’élevage. Le secteur primaire dans son ensemble devrait croître de 10 %, contribuant à 1,1 point à la croissance nationale.

L’industrie économique s’accompagne généralement d’une forte industrialisation marquée, notamment par la production massive de produits à forte valeur ajoutée, c’est-à-dire ici, dans le cas d’espèces, de produits manufacturés. Et pour un pays comme le Maroc, qui produit de manière significative les produits manufacturés, cela est bénéfique pour sa balance commerciale notamment en ce qui concerne ses exportations.

Lionel Raynald NGOLLE III, Expert en Commerce International et Diplomatie EconomiqueCameroun

Hors agriculture, la dynamique resterait solide. Les activités non agricoles progresseraient de 4,3 % en 2026, portées par l’industrie, le BTP et les services. Les industries manufacturières devraient maintenir une croissance proche de 4 %, tandis que le BTP afficherait encore 4,1 %, soutenu par les projets d’infrastructures et le programme d’aide au logement. Le secteur tertiaire confirmerait sa résilience avec une hausse de 4,3 %, tirée notamment par le tourisme, l’hébergement-restauration et les transports.

Sur le plan social, il y a lieu de s’attendre à une amélioration quantitative et qualitative des conditions de vie de la population marocaine, que ce soit au niveau de la santé, de l’éducation et même de l’alimentation et du logement.

Lionel Raynald NGOLLE III, Expert en Commerce International et Diplomatie EconomiqueCameroun

Selon le HCP, l’économie nationale devrait croître de 5 % en 2026, portée par une hausse de 4,1 % de la consommation des ménages et un investissement brut toujours dynamique. Le déficit public s’allégerait à 3,2 % du PIB contre 3,6 % en 2025 et la dette du Trésor reculerait à 66,1 % du PIB, et ce malgré un important déficit commercial.

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