À l’Assemblée générale de l’ONU, le Maroc réaffirme sa position sur le Sahara et entend renforcer son rôle dans les affaires internationales. Rabat met également en avant ses partenariats africains, la coopération économique, la sécurité et une initiative dédiée à la protection des enfants associés aux conflits armés.
À l’Assemblée générale des Nations unies, le Maroc réaffirme la place centrale de la question du Sahara dans sa diplomatie, tout en affichant sa volonté d’élargir son action aux grands enjeux internationaux. À New York, Le Maroc a défendu sa position en faveur d’une solution fondée sur l’autonomie sous souveraineté marocaine, tout en annonçant sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2028-2029. Une démarche qui illustre la volonté du Royaume de renforcer sa présence au sein des instances multilatérales et de peser davantage sur les débats liés à la paix et à la sécurité internationales.
En ce qui concerne la question du Sahara marocain, cette semaine a été une occasion d’améliorer la dynamique mondiale qui a commencé ces dernières années sous le commandement de Jalal al-Malik. Vous avez vu qu’un certain nombre de pays ont confirmé ou développé leur position à un grand niveau en Amérique latine.
Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangères – Maroc
Au-delà du dossier du Sahara, le Maroc met en avant plusieurs initiatives liées au développement et à la coopération internationale. Le Maroc défend notamment le renforcement des partenariats avec les pays africains, à travers des projets liés aux infrastructures, à l’énergie, à la sécurité alimentaire et à la connectivité. Le Royaume poursuit également le développement de ses relations économiques avec plusieurs partenaires internationaux, avec notamment de nouvelles discussions commerciales et d’investissement en marge de l’Assemblée générale. Une diplomatie qui cherche ainsi à articuler enjeux politiques, coopération économique et priorités de développement.
Il y a environ cinq initiatives du Roi Moroc. La première, c’est l’ouverture d’un accord pour la lutte contre la génocide des enfants dans les zones armées. L’autre initiative, qui n’est peut-être pas prévue au niveau africain, c’est la création d’une diplomatie, qui s’est déroulée aujourd’hui. Il y a environ 21 pays qui ont signé l’accord. C’est la première fois qu’ils ont signé l’accord, pour qu’il soit d’abord un groupe africain, puis qu’ils l’ouvrent au monde, pour que ce soit l’un des premiers accords de l’Union moroccaine pour créer un accord international, une référence, sur un sujet très important, qui est la lutte contre la génocide des enfants dans les zones armées.
Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangères – Maroc
Autre volet mis en avant à New York : la protection des enfants touchés par les conflits armés. Le Maroc a accueilli, en marge de l’Assemblée générale, le lancement du processus de signature d’une convention africaine consacrée au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des enfants associés aux conflits. L’initiative vise notamment à prévenir leur recrutement par les groupes armés et à favoriser leur réinsertion dans leurs communautés. Pour Rabat, cette démarche vient compléter son agenda multilatéral, désormais articulé autour du Sahara, de la coopération africaine, des partenariats économiques et des questions de paix et de sécurité.



