À la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, Maurice réaffirme que sa souveraineté sur l’archipel des Chagos est « non négociable ». Le ministre des Affaires étrangères Dhananjay Ramful appelle au respect du droit international et à la mise en œuvre de l’accord signé avec le Royaume-Uni en mai 2025, qui prévoit la reconnaissance de la souveraineté mauricienne, tout en garantissant le maintien de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia.
L’archipel des Chagos encore au cœur d’un différend de souveraineté entre Maurice et le Royaume-Uni, à l’ONU le 25 septembre 2026, le ministre mauricien des Affaires étrangères Dhananjay Ramful a appelé à l’aboutissement du processus engagé avec le Royaume-Uni à l’issue de l’accord signé le 22 mai 2025, qui prévoit la restitution de l’ensemble de l’archipel sous souveraineté mauricienne, y compris Diego Garcia. Pour Port-Louis, cet accord illustre le rôle du multilatéralisme et des mécanismes judiciaires internationaux dans le règlement pacifique des différends. Ramful appelle ainsi à réparer sans délai ce qu’il qualifie d’injustice historique.
L’accord sur l’archipel des Chagos, signé par Maurice et le Royaume-Uni en mai 2025, est la preuve vivante que la confiance dans le multilatéralisme et les organes judiciaires des Nations unies peut permettre le règlement pacifique des différends, mener à bien la décolonisation de notre nation et rétablir, en vertu de la loi, les droits des Mauriciens originaires des Chagos.
Dhananjay Ramful , Ministre des Affaires étrangères
Plus d’un an après sa signature, le dossier n’est pas encore définitivement dénoué. Alors que l’accord doit encore franchir les étapes juridiques nécessaires à son entrée en vigueur, le 21 septembre 2026, le Premier ministre britannique a encore indiqué vouloir travailler avec Maurice et les États-Unis pour trouver une voie permettant de garantir le fonctionnement de la base. Pour Maurice, l’objectif reste donc double : faire concrétiser la reconnaissance de sa souveraineté sur les Chagos et parvenir à la mise en œuvre effective de l’accord.
Nous sommes convaincus que les États qui ont posé les fondements mêmes du nouvel ordre juridique d’après-guerre s’engageront à nouveau à respecter et à appliquer pleinement le droit international et à corriger sans délai cette injustice historique. Comme l’a dit William Edward Gladstone, ancien Premier ministre britannique ayant exercé quatre mandats et grand défenseur de la paix et de la liberté, «une justice différée est une justice refusée.
Dhananjay Ramful , Ministre des Affaires étrangères
En échange de la reconnaissance de la souveraineté mauricienne, Maurice autorise le Royaume-Uni à exercer les droits et pouvoirs nécessaires au fonctionnement de la base militaire, pour une période initiale de 99 ans. Le texte prévoit également un soutien financier britannique à Maurice, la possibilité d’un programme de réinstallation des Chagossiens sur les îles autres que Diego Garcia, ainsi que des engagements en matière de protection de l’environnement et de sécurité maritime.



