La 7ᵉ Mission économique de la Francophonie qui s’est tenue à Djibouti du 6 au 8 octobre 2026 se traduit déjà par des engagements concrets. Plusieurs accords ont été signés entre acteurs djiboutiens et partenaires internationaux, avec notamment un rapprochement entre le Bénin et Djibouti et la formation de 200 jeunes Djiboutiens aux métiers du numérique.
Trois jours de rencontres, de discussions et de rendez-vous d’affaires. À Djibouti, la 7ᵉ Mission économique de la Francophonie commence déjà à produire ses premiers résultats. Plusieurs accords et protocoles sont signés entre acteurs djiboutiens et partenaires venus de différents pays de l’espace francophone. Parmi les engagements : celui conclu entre la Chambre de Commerce de Djibouti et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin. Un partenariat destiné à faciliter les échanges dans plusieurs secteurs, du commerce à l’agriculture, en passant par l’artisanat et le tourisme.
La révolution numérique, impulsée par l’intelligence artificielle et la transition énergétique, transforme les modèles économiques, les besoins en compétences et les conditions de compétitivité. Dans cet environnement mouvant, la diversification des partenariats et le renforcement des échanges au sein des régions et entre régions ne constituent plus seulement des opportunités, ils deviennent aussi des leviers de résilience.
LOUISE MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la Francophonie
Au-delà des relations bilatérales, la mission ouvre aussi la voie à des coopérations dans les domaines de l’éducation et du numérique. L’Organisation internationale de la Francophonie et le ministère djiboutien de l’Éducation nationale signent un protocole pour former 200 jeunes Djiboutiens. D’octobre 2026 à septembre 2027, ils seront formés au développement web et mobile, ainsi qu’aux réseaux et à la cybersécurité. Une manière de faire de la formation un levier directement connecté aux besoins économiques.
Mesdames et messieurs, au terme de cette mission, nous savons aussi que le véritable résultat se mesurera dans la durée, par la capacité des acteurs à donner suite aux contacts et avancées établis. L’organisation que je représente sera là pour vous accompagner. Cette exigence de concrétisation nous ramène à une question essentielle. Pour qui voulons-nous que cette dynamique économique produise les résultats ?
LOUISE MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la Francophonie
Et pour les jeunes participants, ces rencontres représentent aussi une porte ouverte sur de nouveaux marchés, de nouvelles compétences et de nouvelles collaborations.
Quand on parle d’énergie renouvelable, les gens sont beaucoup plus centrés sur la géothermie, sur l’éolien et le solaire. Mais on n’a pas encore assez développé la biomasse. Nous sommes ici justement pour promouvoir la transition énergétique et proposer des solutions justement de coopération entre Djibouti et le Cameroun.
RACHEL MANGUELLE, Entrepreneure
Des accords institutionnels aux partenariats entre entreprises, la mission économique rapproche ainsi les acteurs et facilite la circulation des opportunités entre pays francophones. Reste désormais à transformer ces engagements en projets concrets. Car au-delà des signatures, l’enjeu de cette mission est bien de faire des échanges économiques un moteur de coopération, d’innovation et d’emploi dans l’espace francophone.



