Nigéria : 176% de plus en recettes de taxes en 2025

Le Nigeria est entré dans une nouvelle phase de sa politique économique avec l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, de la réforme fiscale du président Bola Ahmed Tinubu. Cette refonte majeure du système fiscal vise à soutenir une croissance économique comprise entre 4 % et 5 %, contre environ 3,1 % en 2025, en élargissant l’assiette fiscale et en renforçant les recettes non pétrolières. Dans un pays encore fortement dépendant du pétrole, cette réforme s’impose comme un levier stratégique pour mobiliser davantage de ressources internes.

Le Nigeria est entré dans une nouvelle ère fiscale avec l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, de la réforme fiscale du président Bola Tinubu, Tax Act. Adoptée par le Parlement et signée en juin 2025 malgré l’opposition politique et syndicale, cette réforme vise à élargir l’assiette fiscale, augmenter les recettes non pétrolières et réduire la dépendance du pays aux revenus du pétrole.

“Le président nigérian prend la courageuse décision de faire ce qu’on appelle en anglais « disruption » et ce qu’on appelle également en anglais « going behind resources », aller au-delà des ressources naturelles. Tout le monde sait très bien que la période des ressources naturelles est en train de passer. Nous sommes en train d’aller vers une véritable économie de l’intelligence”.

Al Kitenge , ÉconomisteRD Congo

La réforme fait partie de quatre grandes réformes fiscales, aux côtés de la Nigeria Tax Act, et de la Nigeria Tax Administration Act, destinées accroître les recettes de l’État en 2026, notamment via l’intégration du secteur informel. Entre janvier et septembre 2025, 28 entreprises ont versé 3 060 milliards de nairas aux autorités fiscales, soit une hausse de 176 % sur un an, révélant un fort potentiel fiscal encore inexploité.

“Il y a donc une phase extrêmement importante de pédagogie qu’il faut mettre en place, faire comprendre qu’il faut inventer un nouveau pays, mais cet exercice qui est en train d’être fait par le Nigéria devrait être fait par beaucoup de pays, dont la RDC, dont l’Angola, qui sont des pays à grandes ressources naturelles.”

 Al Kitenge, Économiste, RD Congo

Pour l’année 2026, le pays d’Afrique de l’ouest prévoit une croissance économique robuste, misant sur une meilleure mobilisation des ressources internes et une réduction progressive du déficit budgétaire. Le gouvernement table sur une croissance du PIB comprise entre 4 % et 5 %, contre environ 3,1 % en 2025.

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