Au Nigeria, le Sénat approuve la transmission électronique en temps réel des résultats électoraux. Cette décision, annoncée mardi 11 février 2026 à Abuja, intervient quelques jours seulement après le vote controversé des parlementaires contre l’obligation de télécharger immédiatement les résultats après le dépouillement. Elle marque un tournant important dans le débat sur la réforme électorale du pays et reflète la pression exercée par les syndicats, la société civile et les associations de juristes pour renforcer la transparence et limiter les risques de fraudes et de manipulations électorales.
«L’Officier présidant doit transmettre électroniquement les résultats de chaque bureau de vote au portail IRF. Cette transmission doit être effectuée après que les formulaires prescrits par l’EC8A aient été signés et tamponnés par l’Officier présidant et contresignés par les candidats ou les agents électoraux lorsque ceux-ci sont présents dans les bureaux de vote. »
Godswill Akpabio, Président du Sénat – Nigéria
Initialement rejetée par le Sénat, la mesure avait provoqué des manifestations devant le Parlement. Face à la pression populaire et aux critiques, les sénateurs ont finalement adopté l’amendement, permettant la transmission électronique tout en prévoyant une alternative en cas de panne réseau. Cette décision transfère désormais la responsabilité de la logistique vers la Commission électorale nationale indépendante (INEC).
« Je suis ici pour exprimer mon soutien à ces jeunes Nigérians qui sont venus envoyer un message clair à l’Assemblée nationale : des élections libres, équitables et crédibles au Nigeria ne sont plus négociables, et que le processus de modification en cours à l’Assemblée nationale doit refléter les désirs et les caprices du peuple nigérian. Comme cela a été discuté lors des différentes étapes de consultation, et comme cela a également été adopté par la Chambre des représentants, le Sénat doit être d’accord et prendre les mesures nécessaires afin que nous puissions avoir une transmission des résultats en temps réel. Ce n’est que le début. »
Solomon Dalong , Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports – Nigéria
Cette réforme constitue un pas important vers des élections plus transparentes et crédibles. Avec une alternative en cas de panne et un comité mixte pour harmoniser la loi électorale, le pays se prépare pour les élections générales prévues en février 2027.



