La Cour constitutionnelle de São Tomé-et-Príncipe a validé cinq des six candidatures à l’élection présidentielle du 19 juillet, rejetant celle de Nino Monteiro pour des critères liés à son origine familiale. Son parti, le MCI-PS, dénonce une violation du principe d’égalité inscrit dans la Constitution et annonce un recours devant la Cour.
À moins d’un mois du scrutin du 19 juillet 2026, la présidentielle entre dans sa dernière ligne droite à São Tomé-et-Príncipe. La Cour constitutionnelle a validé, le 16 juin, cinq des six candidatures : le président sortant Carlos Vila Nova, candidat à un second mandat, l’ancien Premier ministre Jorge Bom Jesus, le leader parlementaire de l’ADI Nito D’Abreu, ainsi que les juristes Miques João Bonfim et Eugénio Tiny. Les principaux favoris sont Carlos Vila Nova, qui mise sur un discours de rassemblement malgré les divisions de l’ADI, Jorge Bom Jesus, principal candidat de l’opposition, et Nito D’Abreu, considéré comme une alternative crédible.
“ Des trois candidats qui sont en tête dans la course, que ce soit Carlos Villa, que ce soit Monsieur Yuzu ou Monsieur Abreu, personne n’émerge, si ce n’est le président sortant qui domine d’une courte tête. Le président sortant va peut-être venir avec un discours rassembleur et l’expérience qu’il a eue à la tête de l’État. Et quand on dit rassembleur, c’est déjà par rapport aux divisions qu’il y a à l’intérieur de son propre parti. l’Opposition peut brandir une certaine stabilité et une nouvelle façon de gérer le pays.”
Kerwin MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
La seule candidature rejetée est celle de Nino Monteiro, homme d’affaires, député et président de la coalition MCI-PS/PUN, écartée pour des critères liés à l’origine familiale. Son parti dénonce une décision qu’il juge contraire à l’article 15 de la Constitution, discriminatoire et politiquement motivée, et annonce un recours devant la Cour constitutionnelle au nom des São-Toméens nés dans l’archipel.
“ L’élimination d’un autre candidat ne peut pas apparaître dans ce pays comme étant une décision politique, parce que, jusqu’à preuve du contraire, la Cour constitutionnelle de Sao Tomé et Principe fonctionne normalement. Donc on peut attendre à ce que le processus de son invalidation puisse être infirmé ou confirmé par la Cour constitutionnelle.”
Kerwin MAYIZO, Analyste politique – RD Congo
Selon les données provisoires de la Commission électorale nationale (CEN), 142 298 électeurs sont inscrits, soit près de 19 000 de plus qu’en 2022. Le corps électoral comprend 121 771 électeurs sur le territoire national et 20 525 dans la diaspora.



