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Sénégal – JOJ 2026 : protéger 2 700 athlètes de la haine

Face à l’explosion des manipulations d’information en Afrique, quadruplées depuis 2022 et touchant fortement les femmes sur internet, la rigueur médiatique est devenue capitale. C’est dans ce contexte tendu qu’un atelier de formation s’est tenu le samedi 17 octobre 2026 à Dakar. L’initiative a réuni des journalistes et des créateurs de contenus pour les armer contre la désinformation sportive. En vue des JOJ Dakar 2026, l’objectif est de garantir un traitement éthique et inclusif de la compétition. Il s’agit également de protéger les 2 700 jeunes athlètes contre le cyberharcèlement et les discours haineux.

En perspective des JOJ Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre au Sénégal, un atelier de formation s’est tenu le 17 octobre pour former journalistes et créateurs de contenus contre la désinformation sportive. Cette démarche répond à un défi majeur sur un continent confronté à l’augmentation des manipulations en ligne et de la haine du genre. L’objectif principal est d’assurer un traitement médiatique rigoureux, éthique et bienveillant envers les 2 700 jeunes athlètes engagés. Une initiative essentielle pour préserver la réputation de cet événement historique et prémunir les compétiteurs contre le cyberharcèlement. 

“Île me vient à l’esprit les exemples de la boxeuse tunisienne lors des Jeux olympiques à Paris, qui a subi un bashing qui a failli arrêter sa carrière. Plus largement, la Sud-Africaine Caster Semenya, qui a subi du harcèlement, des discours de haine, ce qui a failli annuler sa carrière, arrêter sa carrière en tout cas. Donc il est très important de sensibiliser, même si certains d’entre eux le sont déjà. Mais il est très important de sensibiliser tout un chacun sur certains aspects liés à la couverture du sport, sur certains aspects liés aussi à l’image du Sénégal pour les journalistes.”

Mamadou Moustapha Diouf , Représentant du Ministère de la Communication  – Sénégal 

Cette préparation des professionnels des médias revêt une dimension emblématique, s’agissant de la toute première compétition olympique organisée sur le sol africain. Pour les organisateurs, l’impact des fausses nouvelles va bien au-delà du cadre du jeu et peut nuire gravement tant au public qu’aux compétiteurs.

“Les compétitions sportives sont à la fois des moments de fête, mais peuvent aussi être des moments de crispation où la désinformation peut porter des dégâts, mais des dégâts à la fois sur le public, sur les spectateurs, sur ceux qui écoutent et l’audience, mais aussi sur l’athlète, sur les athlètes. Et c’est pour ça que c’était très important pour nous d’apporter notre contribution à cet atelier. Nous le savons, c’est une première dans l’histoire des Jeux olympiques de la jeunesse, la première fois qu’une compétition olympique se tient sur le sol africain. Et il faudrait aussi que la couverture, à l’occasion de cette première historique, soit à la hauteur de l’enjeu.

Olivia Nloga, Directrice exécutive de la promotion de la marque COJOJ Dakar 2026 – Cameroun

“ On parle du sport, on parle des émotions, n’est ce pas? Donc on est ici, on va accueillir ici à Dakar. On fait très prochainement des délégations du monde entier. Il y a des activités sportives qui vont solliciter beaucoup d’émotion. On connaît de la CAN, on connaîtra d’autres grands événements sportifs et pour nous, c’est vraiment important dans ce contexte d’attirer l’attention à deux éléments. C’est à dire, on fait la désinformation des mauvaises informations qui peuvent passer en ligne et qui peuvent parfois amener des gens, en fait de semer de la haine en ligne, d’intimider des gens ou même de faire de partager des informations qui ne sont pas correctes ou qui manipulent.”

Katharina Lobeck , Directrice de projet du GIZ – Allemagne 

Avec 670 millions d’internautes, l’Afrique fait face d’après le Centre d’études stratégiques à une explosion des manipulations d’information, quadruplées depuis 2022 et visant 39 pays. Ce phénomène s’accompagne d’un fort impact de la désinformation genrée, qui touche 6 femmes sur 10 au Sénégal et en Côte d’Ivoire selon l’organisation Article 19.

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