Face à la flambée des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, la Zambie suspend temporairement la TVA et les droits d’accise sur l’essence et le diesel pour trois mois. Cette mesure d’urgence vise à contenir l’inflation, protéger le pouvoir d’achat des ménages et stabiliser l’économie nationale, tandis que le gouvernement se dit prêt à intervenir à nouveau si nécessaire.
Face à la flambée des prix mondiaux du pétrole, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient, le gouvernement zambien a pris des mesures d’urgence pour protéger les consommateurs et stabiliser l’économie. Depuis le 1er avril 2026, le Conseil des ministres a approuvé la suppression temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits d’accise sur les importations de carburant ( essence et diesel ) pendant trois mois. L’objectif : limiter la hausse des prix à la pompe et préserver la baisse de l’inflation, passée de 16,7 % en 2025 à 7,1 % en mars 2026.
Si l’intervention n’avait pas été faite, l’augmentation serait de 10,4 kw per litre. (0:10) Mais à cause de l’intervention fiscale, nous ne voyons qu’une augmentation marginale de moins de 1 kw per litre. (0:19) Pour le diesel, l’augmentation serait de 13 kw per litre.
Zali Bryson Chikuba, Directeur exécutif par intérim, ZIPAR
Le porte-parole du gouvernement, Cornelius Mweetwa, a qualifié l’instabilité de l’approvisionnement en carburant de « urgence nationale ». Selon lui, sans ces mesures, les prix à la pompe auraient fortement augmenté, aggravant le coût de la vie et la pression sur les entreprises. D’autres actions pourraient être envisagées pour garantir la stabilité économique et le bien-être des citoyens.
Je pense que le kérosène est une commodité qui a vu la plus grande augmentation, même avec l’intervention. (0:49) Mais si il n’y avait pas eu d’intervention, l’augmentation serait presque doublée, presque une augmentation de 100%.
Zali Bryson Chikuba, Directeur exécutif par intérim, ZIPAR
Le gouvernement a appelé la population à garder son calme, tout en surveillant l’évolution des marchés mondiaux. La Zambie, qui a importé environ 11,06 milliards de dollars de carburant en 2025, se tient prête à ajuster ses mesures si



