Ghana : l’arbitrage international choisi pour résoudre le différend frontalier maritime avec le Togo

Le Ghana a officialisé sa décision de porter le différend frontalier maritime avec le Togo devant une instance d’arbitrage international. Cette démarche, annoncée par le porte-parole du président dans un communiqué daté du vendredi 20 février 2026, vise à résoudre la question conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Le Ghana a officiellement initié une procédure d’arbitrage international pour résoudre le différend frontalier maritime qui l’oppose au Togo. Le gouvernement ghanéen, par l’intermédiaire du Bureau de communication de la présidence, a confirmé dans un communiqué publié vendredi 20 février 2026 avoir informé le Togo de son intention de faire appel au droit international pour délimiter la frontière contestée.

“Lorsqu’un différend persiste sur la délimitation maritime, le recours à un mécanisme juridictionnel permet d’obtenir une décision fondée sur le droit plutôt que sur le rapport de force. Maintenant, sur le plan politique, cette démarche envoie un signal important. Le Ghana se positionne comme d’habitude comme étant un État attaché aux solutions légales et multilatérales, celle qui renforce son image de stabilité institutionnelle dans la sous-région. Et stratégiquement. L’enjeu est considérable. Les zones maritimes concernées peuvent impliquer des ressources halieutiques, énergétiques ou économiques importantes.”

Bouba Keita, Juriste Guinée 

Cette démarche, selon le gouvernement ghanéen, vise à clarifier la question des frontières par le biais des mécanismes juridiques internationaux établis et, surtout, à prévenir toute nouvelle escalade des tensions entre les institutions des deux pays. Le Ghana réaffirme néanmoins son engagement à parvenir à une résolution amiable. En effet, la résolution de ce différend est cruciale pour les intérêts économiques et diplomatiques des deux nations, car elle a des implications directes sur la gestion des ressources en mer et les questions de juridiction. L’objectif final est de préserver et de renforcer les excellentes relations de longue date entre les deux pays.

“Clarifier la frontière maritime, c’est sécuriser les investissements, prévenir les tensions futures et offrir un cadre juridique stable aux acteurs économiques. Le recours à l’arbitrage traduit une volonté de transformer un différend sensible en un processus juridique encadré. C’est un choix de sécurisation diplomatique et économique qui privilégie le droit international comme outil de régulation des relations entre les Etats voisins.”

Bouba Keita, Juriste Guinée 

Ce conflit de longue date résulte de l’absence d’une frontière maritime officiellement reconnue par le Ghana et le Togo. Le Ghana affirme l’existence d’une telle frontière, tandis que le Togo la conteste, soutenant qu’aucune ligne de démarcation formelle ne délimite officiellement les deux pays en mer. Cette décision fait suite à huit années de négociations infructueuses qui n’ont pas abouti à un accord mutuellement acceptable.

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