Maurice : rupture diplomatique avec les Maldives

Maurice a rompu ses relations diplomatiques avec les Maldives le 27 février 2026. Cette décision radicale de Port-Louis sanctionne le refus des Maldives de reconnaître la souveraineté mauricienne sur les Chagos et leur opposition à l’accord Maurice-Royaume-Uni, visant à protéger les intérêts nationaux mauriciens et le droit international.

Le 27 février 2026, le gouvernement mauricien a annoncé la suspension immédiate de toutes relations diplomatiques avec la République des Maldives, en réaction à la décision maldivienne de ne plus reconnaître la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos. En toile de fond, l’accord conclu entre Port-Louis et Londres ravive les tensions autour de ce territoire stratégique de l’océan Indien. Pour le gouvernement mauricien, il s’agit avant tout de défendre ses intérêts nationaux et de faire respecter le droit international, un principe au cœur des revendications africaines sur les héritages coloniaux.

“ La rupture des relations diplomatiques entre l’île Maurice et les Maldives a pour conséquence de priver chaque île d’un partenaire économique de premier rang, mais surtout de rompre la paix qui régnait au niveau de cette région de l’océan Indien, région qui constitue une route maritime de premier ordre et dont les relations apaisées entre les différentes îles et archipels constituent une condition pour la fluidité du commerce maritime au niveau de cette route.« 

KERWIN MAYIZO, Analyste politiqueRD Congo

Dans le même temps, le Conseil des ministres mauriciens s’inquiète du retard du processus législatif britannique concernant le projet de loi relatif à la base militaire de Diego Garcia et au Territoire britannique de l’océan Indien. Les autorités mauriciennes rappellent que l’application de ce texte dépend d’un accord entre le Royaume-Uni et les États-Unis, deux acteurs majeurs dans cette zone hautement stratégique. Pour Maurice, le dossier des Chagos dépasse le cadre bilatéral : il engage la stabilité régionale et la reconnaissance pleine et entière de sa souveraineté.

“ Tant que la justice britannique, qui donne l’impression d’obéir bien plus à un agenda d’un pays tiers, les États-Unis, ne prendra pas une décision rapide par rapport à ces dossiers.Ce sont les originaires de l’île des Chagos qui continueront à vivre dans le provisoire, un provisoire qui dure déjà depuis plusieurs décennies.« 

KERWIN MAYIZO, Analyste politiqueRD Congo

Sur le plan judiciaire, l’affaire connaît également un nouveau rebondissement. Saisie par le collectif des « BIOT Citizens », la Cour de l’administration du Territoire britannique de l’océan Indien a reporté au 13 mars 2026 la suspension de l’ordonnance d’expulsion visant certains habitants. En attendant l’examen du dossier sur le fond, la juridiction a interdit tout nouveau transfert vers les îles Chagos. Une décision provisoire, mais lourde d’enjeux humains et politiques, qui maintient le dossier chagossien au centre des préoccupations, bien au-delà des frontières mauriciennes.

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