Face à une hémorragie économique qui coûte chaque année jusqu’à 4 milliards de dollars au pays, le gouvernement sud-africain vient d’acter sa volonté de protéger les intérêts nationaux. Le président Cyril Ramaphosa vient d’autoriser le déploiement de 2 200 soldats pour prêter main-forte à la police dans cinq provinces stratégiques. Cette offensive militaire d’un an, chiffrée à près de 50 millions de dollars, vise une cible prioritaire : les réseaux criminels de l’exploitation minière illégale qui gangrènent l’économie et la sécurité nationale.
Pour soutenir les opérations du South African Police Service dans plusieurs provinces stratégiques notamment le Gauteng, l’Eastern Cape, le Free State, le North West Province et le Western Cape le président sud-africain Cyril Ramaphosa a autorisé, le 13 mars 2026, le déploiement de 2 200 soldats. Cette mesure vise à appuyer la police dans la lutte contre la criminalité et l’exploitation minière illégale, afin de renforcer la sécurité publique et de démanteler les réseaux criminels actifs dans ces régions.
« Pour renforcer la lutte contre les violences de gang, je vais déployer la Force de défense nationale sud-africaine pour soutenir la police. »
Cyril Ramaphosa, Président de la République – Afrique du sud
Ce déploiement intervient dans un contexte où l’exploitation minière illégale représente un défi majeur pour l’Afrique du Sud. Selon des sources nationales, le pays perd chaque année entre 3,3 et 4 milliards de dollars en raison de cette activité et de la contrebande de métaux précieux. Alimentée par des réseaux criminels organisés, elle s’accompagne fréquemment de violences et prive l’économie nationale de recettes considérables.
« J’ai demandé au ministre de la Police et à la SANDF d’élaborer un plan technique précisant le déploiement de nos forces de sécurité dans les prochains jours, afin de mettre fin à la violence des gangs et à l’exploitation minière illégale. »
Cyril Ramaphosa, Président de la République – Afrique du sud
Le déploiement, déjà effectif pour certaines unités depuis le début du 10 mars, s’étendra du 1er mars 2026 au 31 mars 2027. L’opération représente un coût estimé à environ 823 millions de rands, soit près de 49 millions de dollars. Les autorités espèrent ainsi que l’appui militaire permettra de renforcer les opérations de sécurité et de restaurer l’ordre dans les zones les plus touchées.



