Grâce aux efforts de la Société nationale des eaux (Sones), le Sénégal progresse vers un accès universel à l’eau potable. De 1996 à 2026, l’accès en zones urbaines et périurbaines est passé de 80 à 98,5 %. Le directeur général de la Sones, Abdoul Niang, a annoncé, le 23 avril, que près de 1.000 milliards de FCFA ont été investis en 30 ans, permettant une forte augmentation de la capacité de production, la densification du réseau et la multiplication des abonnés.
Le Sénégal s’achemine vers un accès universel équitable et amélioré de l’eau potable. De 1996 à 2026, l’accès en milieu urbain et périurbain est passé de 80 à 98,5 % grâce aux efforts et fonds investis par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones). Son directeur général, Abdoul Niang, a annoncé le 23 avril que la capacité de production et le réseau se sont fortement densifiés, multipliant le nombre d’abonnés.
Cet excellent taux de couverture en eau potable au Sénégal s’inscrit dans une dynamique politique initiée il y a environ 30 ans, sous le régime du Président Abdou Diouf. Une politique de massification de l’offre d’eau potable avait été engagée à cette époque, ce qui a valu au Président Diouf le surnom de « monsieur Forage » donné par son rival, Maître Abdoulaye Wade. C’est de cette période que date l’approche politique sénégalaise axée sur la multiplication des forages villageois.
Meïssa Babou, Économiste
Selon Abdoul Niang, entre 1996 et 2026, le périmètre affermé a vu le nombre de centres passer de 48 à 68 et la population couverte de 6,3 à 9,3 millions d’habitants. Le nombre d’abonnés a quadruplé, passant de 241.000 à près d’un million, et la production annuelle d’eau potable a triplé (de 99 à 299 millions de mètres cubes).
C’est pourquoi le Sénégal a adopté cette politique de forages villageois à grande échelle. Cette approche a permis de couvrir efficacement tout le territoire national, car la principale source d’eau ne suffisait pas pour garantir l’accès à l’eau potable à tous nos concitoyens. Par conséquent, cette réalisation majeure repose sur la multiplication des forages villageois, une démarche qui se poursuit encore aujourd’hui.
Meïssa Babou, Économiste
La Société nationale des eaux du Sénégal a investi près de 1 000 milliards de francs CFA pour soutenir la croissance de son secteur. Cet investissement a notamment permis de subventionner près de 375 000 branchements sociaux, bénéficiant ainsi à 3,7 millions de personnes. Ces branchements sociaux, combinés à 3 350 kilomètres d’extension de réseau, représentent une subvention de l’État s’élevant à près de 61 milliards de francs CFA, visant à aider les populations les plus fragiles.



