C’est un tournant majeur pour la défense nationale Burkinabè. Réuni en séance ordinaire vendredi 24 avril 2026 à Bobo-Dioulasso sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté adopté un avant-projet portant organisation de la réserve militaire. Le cadre juridique devrait permettre la création d’une réserve militaire de 100 000 hommes. À quoi va ressembler cette nouvelle force ? Qui pourra la rejoindre ? Éléments de réponse dans ce reportage.
Réuni en Conseil des ministres, vendredi 24 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, L’exécutif burkinabè a adopté un cadre juridique inédit consacré à la mise en place d’une réserve militaire nationale. Qualifiée par les observateurs de tournant majeure dans l’ architecture sécuritaire du pays, la réforme prévoit le recrutement et la formation de 100 000 réservistes d’ici la fin de l’année 2026. Portée par le Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, cette initiative entend inscrire la lutte contre le terrorisme dans une dynamique de mobilisation citoyenne .
Le Burkina Faso, engagé dans la quête de sa souveraineté, de son indépendance véritable et en lutte contre le terrorisme, a jugé nécessaire de disposer d’une réserve militaire Dans un contexte de révolution progressiste populaire, qui appelle donc à la défense patriotique, tous les citoyens en âge de se battre, de défendre la patrie ou de participer dans une quelconque crise humanitaire et autre, sera formé et appelé aux besoins dans ladite réserve. D’or et déjà, 100 000 réservistes seront recrutés et formés d’ici la fin de l’année 2026.
Général Célestin Simporé, Ministre de la Défense
Pour le ministre de la Défense, le général Célestin Simporé, cette réforme vise à adapter les instruments de défense aux réalités sécuritaires contemporaines, tout en consolidant le lien entre la Nation et son armée. Une orientation qui intervient dans un contexte marqué par l’accélération du renforcement des forces armées, après le lancement, le 22 avril 2026, du recrutement de 12 000 soldats d’active. Ensemble, ces mesures traduisent une volonté affichée de mobilisation populaire sans précédent, en soutien à la reconquête et à la sécurisation du territoire.
Les objectifs poursuivis sont donc le renforcement des capacités opérationnelles de défense, la structuration d’un vivier de réservistes immédiatement mobilisables, la consolidation du lien entre nations et les forces armées nationales et forces de sécurité intérieure, l’adaptation des dispositifs de défense aux réalités sécuritaires, la promotion de la souveraineté nationale par la mobilisation des ressources internes.
Général Célestin Simporé, Ministre de la Défense
Une fois la loi promulguée, les défis seront considérables. Il s’agira d’assurer une formation structurée et rigoureuse à ces dizaines de milliers de volontaires, tout en garantissant une coordination efficace avec les forces armées d’active sur le terrain. À travers cette réforme, le Burkina Faso s’engage dans un modèle de défense participative, pensé comme un levier pour consolider la lutte contre le terrorisme et restaurer durablement la sécurité sur l’ensemble du territoire.



