Dans la matinée du samedi 25 avril 2026, le Mali a été de nouveau confronté à une importante montée de violence, marquée par des attaques simultanées dans plusieurs villes stratégiques du pays. Les attaques ont été menées notamment à Bamako, Kidal, Gao, Sévaré et dans la zone militaire de Kati. Alors que les forces armées maliennes affirment avoir repris le contrôle, ces événements ravivent les inquiétudes liées à l’instabilité persistante dans le nord et le centre du pays, sur fond de tensions avec des groupes armés et jihadistes actifs dans la région du Sahel.
Suite aux attaques survenues en matinée ce samedi 25 avril 2026 au Mali dans plusieurs villes stratégiques, l’armée affirme avoir repris le contrôle de la situation après la neutralisation de plusieurs assaillants. Un peu plus tôt Bamako, Kidal, Gao et Sévaré, ont été la cible d’attaques coordonnées d’une grande ampleur. Dans le même temps, des tirs nourris ont été rapportés à Kati, zone militaire sensible située à proximité immédiate de la capitale où réside le président Assimi Goïta. La résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, a été la cible d’une voiture piégée.
L’état-major général des armées du Mali a attribué les attaques à des “groupes armés terroristes”. Des sources sécuritaires évoquent la possible implication de groupes jihadistes actifs au Sahel, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GNIM) mouvement affilié à Al-Qaïda, ainsi que d’autres groupes armés opérant dans le nord du Mali à l’instar du Front de libération de l’Azawad (FLA). Le FLA a revendiqué la prise du contrôle de Kidal. Cette nouvelle vague d’attaques survient dans un contexte sécuritaire déjà marqué depuis plusieurs années par des violences récurrentes dans le centre et le nord du pays.
Face à cette situation l’Union africaine a condamné ces attaques perpétrées à travers le Mali, mettant en garde contre la menace qu’elles font peser sur les civils et la stabilité. Les séparatistes se battent depuis des années pour créer l’État d’Azawad dans le nord. Ils avaient autrefois chassé les forces de sécurité de la région, avant qu’un accord de paix de 2015, depuis lors rompu, n’ouvre la voie à l’intégration de certains anciens rebelles dans l’armée malienne.



