L’Union africaine a fermement condamné les attaques coordonnées menées par des groupes djihadistes et rebelles contre plusieurs localités du Mali, exprimant sa solidarité avec les autorités de Bamako. Dans une déclaration publiée samedi 24 avril, l’organisation continentale a alerté sur les risques que ces offensives font peser sur les populations civiles, susceptibles d’être exposées à de graves dangers.
Dans une déclaration, l’Union africaine condamne des actes, susceptibles de constituer de graves menaces pour les civils, et exprime « une vive inquiétude » au sujet de ces offensives attribuées à des groupes armés terroristes, à la suite des attaques coordonnées contre Bamako et certaines villes stratégiques le samedi 25 avril. L’organisation continentale réaffirme « son engagement sans relâche pour la paix, la sécurité et la stabilité au Mali ». La solidarité avec les populations, les forces de défense et les autorités nationales s’accompagne également d’un appel à intensifier la mobilisation afin de mettre fin à la menace.
Ces attaques terroristes ont malheureusement fait 16 blessés, dont des civils et des militaires pris en charge par les structures médicales, ainsi que des dégâts matériels limités. Grâce à la promptitude, au professionnalisme et à la détermination des forces armées et de sécurité maliennes, ces offensives ont été maîtrisées. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et le dessein funeste des groupes armés terroristes a été mis en échec.
Issa Ousmane Coulibaly, Porte-parole du gouvernement
La situation sécuritaire s’est fortement détériorée au Mali, suscitant une vive préoccupation. Des attaques coordonnées de grande ampleur ont visé plusieurs localités stratégiques, notamment Gao, Kidal et Sévaré, tandis que des explosions ont également été entendues jusque dans la capitale, à Bamako, en particulier dans la zone de Kati. Les forces armées affirment avoir repris le contrôle de la situation. Par ailleurs, selon les sources officielles le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, ainsi qu’une partie de sa famille, auraient péri lors de ces attaques.
À l’heure actuelle, la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités concernées. Son excellence le général d’armée Assimi Goïta, président de la transition, chef de l’État et chef suprême des armées, le gouvernement de la transition et l’ensemble du peuple malien saluent la promptitude de l’engagement des forces armées et de sécurité.
Issa Ousmane Coulibaly, Porte-parole du gouvernement
Cette nouvelle flambée de violences au Mali s’inscrit dans une crise sécuritaire qui dure depuis 2012 et qui n’en finit pas de fragiliser le pays. Au fil des années, plusieurs groupes armés, notamment des mouvements jihadistes et rebelles comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda au Sahel, ou encore le Front de libération de l’Azawad, ont renforcé leur présence et multiplié les attaques dans différentes régions. Fin 2024 et début 2025, on estime entre 378 000 et 402 000 le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays, dont la grande majorité a fui les violences.



