Dans un contexte de contraintes budgétaires et de besoins croissants en financement, la zone CEMAC cherche un nouveau moteur de croissance. À Yaoundé, la Finance Week 2026 tenu le 30 avril 2026, a remis l’investissement privé au centre des solutions.
Yaoundé a accueilli le 30 avril 2026 la 4ème édition de la Finance Week, un rendez-vous devenu incontournable pour les décideurs économiques de la zone CEMAC ( Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) . Les objectifs pour cette édition : mobiliser l’investissement privé pour bâtir une nouvelle puissance économique régionale. Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires croissantes, les États de la CEMAC cherchent à repenser leurs modèles de financement. Selon la Banque mondiale, l’investissement privé représente encore moins de 15% du financement des infrastructures en Afrique centrale, un niveau jugé insuffisant pour soutenir la croissance.
“Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si nos économies doivent se transformer. La question est : qui financera cette transformation et à quel rythme ? Distingués invités, le prochain cycle de croissance de la CEMAC sera porté par l’investissement privé ou pas. D’où le choix du thème Investissement privé ; bâtir la nouvelle puissance économique de la CEMAC .”
Émile Fidieck, Directeur de publication ECOMATIN – Cameroun
Plus de 300 décideurs ministres, régulateurs, banquiers et investisseurs ont échangé sur les leviers à activer pour attirer davantage de capitaux privés. Un enjeu de taille, alors que le taux de croissance moyen de la CEMAC reste autour de 3 à 4%, en deçà du seuil nécessaire pour absorber la croissance démographique. Parmi les pistes évoquées : le développement du marché financier régional. La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC), encore embryonnaire, ne compte qu’un nombre limité d’entreprises cotées et une capitalisation modeste comparée aux standards africains. Un frein majeur à la mobilisation de l’épargne locale.
“Moi je regarde avec beaucoup d’enchantement la dynamique au niveau du Cameroun. Aller vers Douala ou regarder comment les entreprises les industries poussent ça voudrait dire qu’il ya un cadre qui existe et qui fait avancer les choses donc Globalement nous disposons de cadre nécessaire pour la dynamique de secteur privé.”
Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la BEAC – Centrafrique
Autre défi : améliorer l’environnement des affaires et renforcer la confiance des investisseurs. Car aujourd’hui, selon la Banque africaine de développement, l’Afrique centrale capte moins de 10 % des investissements directs étrangers du continent. Entre réformes financières, innovation bancaire et intégration régionale, la Finance Week 2026 se positionne ainsi comme une plateforme stratégique avec pour objectifs transformer l’épargne locale en investissements productifs et faire du secteur privé le moteur durable de la croissance en zone CEMAC.



