La Tunisie engage une nouvelle phase de modernisation de son réseau ferroviaire urbain afin de répondre à la forte pression sur les transports dans la capitale et ses banlieues. Le programme prévoit l’acquisition de 48 nouvelles rames et s’appuie sur le Réseau ferroviaire rapide (RFR), lancé en 2010, qui couvre environ 40 km et compte 32 stations autour de Tunis. Avec un investissement estimé à près de 2 milliards d’euros, les autorités visent à améliorer la capacité, la fréquence et la qualité du service.
La Tunisie accélère la modernisation de son réseau ferroviaire urbain pour désengorger les déplacements dans la capitale et ses banlieues. Le 3 mai 2026, les autorités ont annoncé un programme incluant l’acquisition de 48 nouvelles rames pour la Société nationale des chemins de fer (SNCFT), afin d’augmenter la fréquence des trains. Ce projet s’appuie sur le Réseau ferroviaire rapide (RFR), lancé en 2010, qui couvre environ 40 km et 32 stations autour de Tunis.
« Il faut quand même réussir à réduire le coût d’exploitation de la Trans-Tunis. En renouvelant le matériel vétuste, l’État vise une baisse drastique des frais de maintenance et une optimisation de la productivité des travailleurs de la Grande-Tunisie. »
Boubacar Ba, Journaliste – Sénégal
Ces dernières années, le réseau a connu des avancées notables. En 2024, la ligne E a transporté près de 25 millions de voyageurs. À terme, le système pourrait accueillir jusqu’à 600 000 passagers par jour, avec des trains d’une capacité de 2 400 personnes, pour mieux répondre à la forte demande dans les zones périurbaines.
« Le rail est le canal vital des exploitations de phosphate qui génère quand même 4% du produit intérieur brut. Chaque défaillance technique du rail est un manque à gagner direct pour la balance commerciale tunisienne. »
Boubacar Ba, Journaliste – Sénégal
Le programme ferroviaire tunisien représente un investissement d’environ 2 milliards d’euros, avec un objectif de près de 10, 5 milliards d’euros (36 milliards de dinars) d’ici 2040 pour moderniser le système de transport. Il vise à réduire la dépendance à la route, où les bus assurent 65 % des déplacements collectifs contre seulement 6 % pour le train.



