À la Grande Comore, les coupures d’électricité demeurent récurrentes, avec un accès à l’énergie encore limité à environ 70 à 80 % de la population selon la Banque mondiale. La production nationale, estimée à près de 25 à 30 mégawatts, reste insuffisante face à une demande en constante hausse. Pour combler ce déficit énergétique, les autorités misent sur le solaire, avec un projet d’envergure soutenu par des partenaires internationaux actuellement en cours de réalisation.
À la Grande Comore, l’insuffisance de l’offre énergétique reste un défi structurel majeur. Selon la Banque mondiale, moins de 80% de la population comorienne a accès à l’électricité, dans un contexte marqué par des coupures fréquentes. Sur l’île principale, la demande énergétique dépasse largement la capacité disponible, estimée à environ 25 mégawatts. Ce déséquilibre impacte fortement les ménages et ralentit l’activité économique, notamment dans les secteurs productifs et les services essentiels.
“Le gouvernement est en train de faire beaucoup d’efforts pour qu’il y ait la stabilité énergétique au niveau du pays.”
Aboubacar Said Anli, Ministre de l’Energie – Comores
Pour répondre à cette situation, les travaux de la future centrale solaire progressent. Le projet prévoit l’installation de 20 000 panneaux solaires pour une capacité de production de 12,8 mégawatts. Il est également prévu un système de stockage par batteries d’une puissance de 54,6 mégawatts afin de stabiliser le réseau. Raccordée à la Société Nationale d’Électricité des Comores, cette infrastructure devrait contribuer à réduire significativement les délestages et améliorer la continuité de l’alimentation électrique sur l’île.
“Ça a des impacts aussi au niveau de notre société, la Sonelec. Aujourd’hui, Sonelec tourne à 100% avec le diesel.Donc le diesel, ça coûte excessivement cher. Donc ça va permettre un peu à la Sonelec justement de souffler un peu, en termes de carburant, en termes d’entretien, en termes de beaucoup de choses.”
Aboubacar Said Anli, Ministre de l’Energie – Comores
À l’échelle nationale, cette dynamique s’étend aux autres îles de l’archipel. À Anjouan, une centrale solaire de 4,2 mégawatts est en cours de réalisation, tandis qu’à Mohéli, un projet de 3,5 mégawatts est également en développement. Selon les autorités comoriennes, ces investissements visent à porter la part des énergies renouvelables à plus de 30% du mix énergétique d’ici 2030. Une stratégie soutenue par des partenaires comme la Banque mondiale, dans l’objectif de réduire la dépendance aux hydrocarbures et de sécuriser l’approvisionnement électrique durablement.



