Le président botswanais Duma Boko a reçu le 30 avril le rapport d’audit médico-légal tant attendu, marquant le passage des engagements anticorruption à leur mise en œuvre concrète. Réalisé par Alvarez & Marsal Middle East Limited, l’audit a évalué les risques dans trente entités publiques, notamment des ministères, des entreprises publiques et des organismes de contrôle.
Le rapport d’audit médico-légal de grande envergure a été remis au président du Botswana, Duma Boko, après plusieurs mois de travaux. Évalué à 4,5 millions de dollars américains, cet audit a examiné 30 entités publiques, dont des ministères, des entreprises d’État et des organismes de contrôle. Les conclusions sont sans équivoque : des faits de corruption, de fraude, d’abus de pouvoir et de détournement de ressources ont été mis en évidence. Bien que les rapports détaillés demeurent confidentiels afin de ne pas compromettre les enquêtes en cours, ils ont été transmis aux autorités compétentes en vue d’éventuelles poursuites judiciaires.
“ Cet audit médico-légal n’a pas pour objectif, et n’a jamais eu pour objectif, de cibler ou de stigmatiser un individu quelconque. Son objectif est de rétablir la confiance du public, de renforcer la redevabilité, de promouvoir la transparence et de garantir une bonne gouvernance. L’audit médico-légal a présenté ses conclusions et a recommandé d’éventuelles mesures prises par les autorités compétentes.”
Duma Boko, Président de la République – Botswana
Le Botswana entre désormais dans une étape encore plus délicate : celle des suites à donner. Des enquêtes, des poursuites judiciaires, la récupération des fonds détournés ainsi que des réformes structurelles de gouvernance sont annoncées. Au-delà des procédures judiciaires, l’enjeu est également de rétablir la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
“ En plus de ce rapport que nous présentons aujourd’hui, il existe 30 rapports spécifiques à chaque entité contenant des conclusions très détaillées sur la corruption, la fraude, les abus de fonctions publiques, le gaspillage et l’utilisation abusive des ressources publiques ainsi que d’autres actes de mauvaise conduite.”
Moses Pelaelo, Président du comité de pilotage – Botswana
Dans un contexte de fortes attentes nationales, le président Duma Boko entend traduire les engagements en actions concrètes contre la corruption, en lançant des poursuites sans crainte ni faveur. L’objectif est de réformer en profondeur les institutions et de réaffirmer le principe selon lequel nul n’est au-dessus des lois au Botswana. Déjà reconnu pour sa stabilité et sa transparence, le pays est classé 41e sur 182 selon Transparency International et figure parmi les trois à quatre États les moins corrompus d’Afrique.



