Le Kenya franchit un nouveau cap dans ses relations avec le Maroc. À Nairobi, les autorités kényanes ont signé 11 accords avec le royaume et réaffirmé leur soutien au plan d’autonomie pour le Sahara. Une position qui s’inscrit dans une dynamique internationale favorable à cette initiative. En toile de fond, un partenariat économique en pleine consolidation entre les deux pays.
Le gouvernement kenyan a signé, le 9 avril 2026 à Nairobi, onze accords avec le Maroc. Ces instruments bilatéraux couvrent l’agriculture, la justice, la santé, la pêche maritime et l’aquaculture, l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes, la coopération culturelle, l’enseignement supérieur, les sports, la faune sauvage, l’exemption de visa pour les passeports diplomatiques, de service et officiels. Les deux parties ont également signé un accord-cadre relatif à l’octroi de bourses universitaires, de stages et au partage d’expertises. Les accords ont été signés à l’occasion de la tenue de la commission mixte entre les deux pays.
Le Maroc a réussi à s’imposer comme l’un des pays africain. a s’adapter a son destin et a surmonter ses nombreux défis grâce à de véritables partenariats stratégiques entre nations africaines, dans le cadre de la coopération Sud‑Sud, portés par l’optimisme et la confiance dans les capacités du continent ainsi que dans ses richesses humaines et naturelles.
Dans le communiqué conjoint publié à l’issue des travaux de la Commission mixte, le Kenya a salué l’élan porté par le roi Mohammed VI, qualifiant le plan marocain d’approche durable pour résoudre le différend régional sur le Sahara. Cette position s’inscrit dans une dynamique internationale croissante, marquée par l’ouverture de plus de 30 consulats dans les provinces du Sud et l’adhésion de plusieurs puissances à cette initiative marocaine.
Nos deux pays, grâce à nos dirigeants, nous ont donné la direction, et c’est notre devoir de l’implémenter et d’assurer que le secteur privé entre les deux pays travaille en étroite collaboration, pour que nous puissions atteindre de meilleurs résultats. Je peux vous assurer que, comparativement, si vous regardez les bourses de valeurs, c’est-à-dire où sont les marchés capitaux, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Kenya et l’Egypte, ce sont vraiment les centres financiers des marchés capitaux en Afrique.
Musalia Mudavadi, Premier secrétaire du Cabinet présidentiel
Dans cette dynamique, les deux pays entendent renforcer concrètement leurs échanges économiques dont le volume des échanges commerciaux est estimé à 80,4 millions de dollars en 2024 (80,4 millions USD d’échanges avec le Maroc) . L’accent est mis sur l’implication accrue du secteur privé, appelé à jouer un rôle moteur dans la transformation des accords en opportunités réelles d’investissement. Le Maroc et le Kenya ambitionnent ainsi de consolider leur position parmi les principaux pôles économiques du continent, en misant sur la complémentarité de leurs marchés et sur des secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée.
Excellence, mon frère, en suivant vos remarques, je souhaite affirmer notre conviction forte que cette commission conjointe représente un impératif renouvelé pour notre coopération bilatérale. Nous sommes confiants que les relations marocaines et kényanes verront de grands progrès dans les années à venir.
Nasser Bourita, Ministre des Affaires étrangères
Le Kenya a également salué la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui consacre le plan marocain comme base de négociation. En retour, le Maroc a mis en avant l’importance du cadre onusien et de sa coopération continue avec les Nations unies, tout en misant sur ce partenariat stratégique avec le Kenya pour renforcer sa présence économique et diplomatique en Afrique de l’Est. Au-delà du volet diplomatique, cette rencontre traduit un rapprochement économique notable entre le Maroc et le Kenya.



