Le Département des Affaires Politiques, de la Paix et de la Sécurité de l’Union Africaine (UA PAPS) a ouvert le 21 avril 2026 à Rabat , au Maroc, la troisième édition du Dialogue-Séminaire sur les élections et la démocratie en Afrique. Portant sur le thème « Numériser la démocratie », cette session analyse l’influence des nouvelles technologies sur la transparence électorale. L’enjeu est de placer la jeunesse au cœur de cette mutation en la formant à faire de l’IA un gage de vérité et d’intégrité pour les scrutins.
L’Union africaine a lancé le 21 avril 2026 à Rabat,au Maroc, le 3e Dialogue-Séminaire sur les élections en Afrique. Centrée sur le thème « Numériser la démocratie », cette édition analyse l’impact de l’IA et des technologies numériques sur les processus électoraux. Cet événement explore comment l’intelligence artificielle peut renforcer l’intégrité des scrutins et la participation citoyenne sur le continent. L’objectif central est de doter les jeunes Africains des compétences nécessaires pour transformer l’IA en un rempart contre la manipulation. Bankole Adeoye, Commissaire à l’UA, souligne l’importance de cette dynamique pour la stabilité régionale.
“Nous avons plus de 80 Africains qui ont été entraînés dans les procédures d’observation électorale au ministère des Affaires étrangères au cours de cette période. Ce séminaire nous offre une deuxième chance de revoir le progrès que nous faisons sur notre continent en termes de paix et de sécurité, à travers le prémisse et l’encore de la gouvernance politique.”
Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires Politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’UA – Nigeria
Ce séminaire vise à transformer l’innovation en outil citoyen engagé, malgré une fracture numérique touchant 37% des Africains. L’urgence est d’investir dans les infrastructures pour inclure ces millions de citoyens exclus des nouveaux espaces démocratiques.
.”Cela a été rappelé, 37% Aujourd’hui, des citoyens africains ne sont pas connectés à Internet. Cela veut dire qu’il y a des millions de citoyens africains qui n’ont pas accès à un espace où se redessinent les droits démocratiques, où se passe la participation civique. Donc, ça devient urgent de remédier à cette question là. Alors, comment? D’abord, en investissant dans l’infrastructure. l’Infrastructure digitale, c’est-à dire tout ce qui est réseau électrique, tout ce qui est réseau de télécommunication, tout ce qui est fibre optique, etc. Pour pouvoir disposer des infrastructures de base.
Raja Bensaoud, Juriste et cofondateur du groupe de réflexion Digital Act – Maroc
Cette rencontre de 5 jours a abordé également les risques liés à la désinformation. L’IA est présentée comme une figure de « Janus », capable du meilleur comme du pire pour la crédibilité des processus électoraux.
“Le plaisir de participer à la session deux, au cours de laquelle j’ai essayé de montrer que l’intelligence artificielle est une opportunité pour l’Afrique, mais en utilisant la métaphore de Janus, c’est-à-dire une approche dialectique. J’ai essayé de mettre en exergue les aspects positifs, mais aussi les défis que représente l’intelligence artificielle, notamment dans les processus démocratiques, en insistant sur le fait que ces outils peuvent contribuer de manière légitime à renforcer la crédibilité des processus électoraux. Mais en même temps, il ne faut pas perdre de vue que ces outils peuvent être utilisés pour discréditer les processus électoraux sur le continent.”
Delidji Eric Degila, Professeur en Relations internationales – Bénin
Face à un marché de l’IA projeté à plus de 15 000 milliards de dollars d’ici 2030, l’Afrique s’efforce de maîtriser ces outils pour sauvegarder ses principes démocratiques. L’objectif est de mobiliser l’innovation numérique afin de renforcer la transparence et l’intégrité des processus électoraux sur le continent.