Afrique : les experts plaident pour une gouvernance climatique plus inclusive

En Afrique, les femmes sont en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Pourtant, leur place dans les politiques d’adaptation reste encore limitée. Réunis le 28 mai 2026 à Yaoundé dans le cadre de la la Conférence panafricaine Femme Adapt Climat, experts, institutions et acteurs de la société civile ont plaidé pour une gouvernance climatique plus inclusive.

Face à la multiplication des sécheresses, des inondations et des crises environnementales, les femmes africaines figurent parmi les premières touchées par les effets du changement climatique. Représentant plus de 50 % de la main-d’œuvre agricole et 70 % des personnes exposées aux risques climatiques,, elles sont confrontées aux pertes de récoltes, à l’insécurité alimentaire et à la précarisation des moyens de subsistance. Une vulnérabilité qui renforce les inégalités sociales et économiques au sein des communautés.

Pour répondre à ces défis, la Conférence panafricaine Femme Adapt Climat, tenue le 28 mai 2026 à Yaoundé, a réuni experts, institutions et société civile autour d’un objectif : renforcer une gouvernance climatique inclusive en plaçant les femmes au cœur des solutions d’adaptation. Organisée dans le cadre de la Tournée Panafricaine 2026 du Programme International Femme Adapt Climat, cette rencontre a réuni institutions, experts et organisations de la société civile autour d’un objectif : renforcer la participation des femmes dans la gouvernance climatique et les stratégies d’adaptation en Afrique. Portée par l’ONG Migrations & Climat International, en partenariat avec FEEF et Women and Climate Action, l’initiative défend un « récit positif possible » face aux défis environnementaux.

À l’issue des travaux, les participants à la Conférence panafricaine Femme Adapt Climat ont formulé plusieurs recommandations pour accélérer une adaptation climatique durable et inclusive. Ils appellent à renforcer la recherche, l’innovation, l’entrepreneuriat vert et l’usage du numérique, tout en valorisant les savoirs locaux. Face à la vulnérabilité des femmes et des enfants, qui représentent 98 % des déplacés climatiques selon le Centre de Recherches en Anthropologie et Sciences Humaines, les experts plaident pour des politiques de protection renforcées et une meilleure participation des femmes aux décisions environnementales.

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