Dans un communiqué publié le 26 août 2026, l’Union africaine a appelé à la retenue après des informations faisant état de frappes aériennes le 20 août dans la région de l’Ennedi-Est au Tchad, avertissant que le conflit au Soudan pourrait s’étendre au-delà de ses frontières et entraîner une instabilité régionale plus généralisée.
L’Union africaine a exprimé sa préoccupation face aux frappes aériennes et terrestres signalées dans la province de l’Ennedi-Est, dans l’est du Tchad, mettant en garde contre un éventuel débordement du conflit soudanais. Dans un communiqué publié le 26 août 2026, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des États africains. Il a appelé toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à éviter toute action susceptible d’attiser les tensions et à empêcher le conflit soudanais de s’étendre au-delà des frontières du pays.
Les déclarations du Président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf ont le mérite d’exister. Mais faire des déclarations seules ne suffit pas, il faudrait passer aussi aux actes. Et les actes consistent à mettre à contribution l’organe de résolution des différends de l’Union africaine pour trouver une solution africaine à ces problèmes africains.
Kerwin Mayizo, Analyste Politique
Les frappes auraient eu lieu le 20 août, à l’intérieur du territoire tchadien, à proximité de la frontière soudanaise. À la suite de vérifications aériennes et terrestres effectuées le lendemain, l’armée tchadienne affirme avoir établi que les parties belligérantes au Soudan avaient, une nouvelle fois, débordé sur le territoire tchadien. Les autorités tchadiennes accusent des aéronefs militaires et des drones soudanais d’avoir poursuivi et bombardé un convoi à plus de 100 kilomètres à l’intérieur du pays, qualifiant l’incident de violation de la souveraineté nationale. Les autorités de N’Djamena ont ensuite placé leurs forces en état d’alerte renforcé et se sont réservé le droit de défendre l’intégrité territoriale du pays.
Après ces déclarations, le Président de la Commission de l’Union africaine doit se mettre au travail pour mettre à contribution rapidement et concrètement l’organe de paix et de sécurité de l’Union africaine pour éviter que ces conflits, qui sont extrêmement meurtriers et qui se déroulent en Afrique de l’Est, ne puissent faire la jonction avec le Tchad, un pays de l’Afrique centrale, région en proie déjà à un conflit entre le Rwanda et le Congo qui relie par la région de Grand Lac l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est .
Kerwin Mayizo, Analyste Politique
L’incident ravive les craintes d’une crise régionale plus large, alors que la guerre au Soudan continue de déstabiliser les zones voisines. L’Union africaine appelle à renforcer le dialogue et la coopération sécuritaire régionale afin de prévenir de nouveaux incidents transfrontaliers et de réduire les risques d’escalade. Si de telles attaques persistent, la frontière entre le Tchad et le Soudan pourrait devenir un nouveau foyer de tension, entraînant davantage les pays voisins dans le conflit et menaçant la paix et la stabilité régionales.



