Un tournant stratégique pour les infrastructures de transport en Afrique centrale a été franchi à Kinshasa. L’État de la République démocratique du Congo a officiellement concédé la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania à la société Mota-Engil Africa pour une durée de 30 ans. Intégré au corridor transcontinental de Lobito, ce projet d’envergure prévoit un investissement global de 1,25 milliard USD destiné à réhabiliter, moderniser et étendre 1 004 kilomètres de voie ferrée traversant le cœur minier du pays. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence du président congolais Félix Tshisekedi et de son homologue angolais João Lourenço, soulignant l’importance géopolitique de cet axe qui facilitera l’accès des ressources de la région vers l’océan Atlantique. Cette concession ferroviaire de 30 ans est assortie de clauses strictes quant à la gestion future des infrastructures.
La RD Congo a officialisé la concession pour 30 ans de la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania à Mota-Engil Africa, élément clé du corridor transcontinental de Lobito. Ce projet prévoit un investissement de 1,25 milliard USD pour moderniser 1 004 kilomètres de voies à travers le bassin minier national. La signature s’est tenue le 28 août 2026, en présence des présidents congolais Félix Tshisekedi et angolais João Lourenço, marquant un tournant géopolitique majeur pour le transport vers l’Atlantique. Cet accord de concession à long terme intègre en outre des clauses strictes encadrant la gestion future de ces infrastructures publiques.
Je voudrais sur ce point rassurer pleinement l’opinion nationale. Ce contrat ne privatise pas la Société nationale des chemins de fer du Congo. Il ne crée pas davantage un monopole ferroviaire. La ligne restera ouverte aux opérateurs qualifiés dans des conditions transparentes, équitables et non discriminatoire.
Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République
Félix Tshisekedi souligne que la réhabilitation de ce réseau ferroviaire dépasse la simple évacuation des minerais du Lualaba et du Haut-Katanga. Ce projet vise à transformer l’axe Kolwezi-Lubumbashi en un puissant moteur de développement industriel et multisectoriel. L’objectif est ainsi de stimuler l’économie locale globale tout en sécurisant le patrimoine national.
L’ambition n’est pas de construire un simple corridor d’évacuation des matières premières. Nous voulons bâtir un corridor de production, de transformation et de création de valeur. Un corridor capable de transporter les minerais, certes, mais également les produits agricoles, les intrants industriels, les hydrocarbures, les conteneurs, les biens de consommation et les voyageurs.
Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République
Sur le plan financier, l’accord préserve les finances publiques congolaises puisque l’intégralité du risque lié au trafic et au financement est assumée par le concessionnaire, sans subvention ni garantie souveraine. En contrepartie, la RDC s’assure une participation de 10% dans la société de projet ainsi qu’une redevance annuelle de 7,5% du chiffre d’affaires brut, ancrant durablement l’État dans la gouvernance de cet axe de transport régional.



