La Guinée-Bissau a organisé le 30 août 2026 un référendum constitutionnel destiné à redéfinir l’équilibre des pouvoirs au sommet de l’État. La réforme proposée renforce les prérogatives du président de la République, notamment dans la nomination du gouvernement et le fonctionnement du Parlement. Malgré les tensions politiques et l’appel au boycott de l’opposition, la participation pourrait dépasser 55%, selon la Commission nationale des élections.
Le 30 août 2026, les Bissau-Guinéens ont été appelés aux urnes pour se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution visant à instaurer un régime présidentiel renforcé. Le scrutin intervient quelques mois après le coup d’État de novembre 2025 et à l’approche des élections générales prévues le 6 décembre 2026. Le projet prévoit notamment d’accroître les pouvoirs du président, qui pourrait nommer et révoquer le Premier ministre et le gouvernement, mais aussi dissoudre le Parlement.
Ce qui m’a motivé à venir voter, c’est de changer notre constitution, pour qu’elle corresponde davantage à ce que nous, le peuple, considérons comme les problèmes qui se posent toujours dans le pays. C’est ce que nous voulons changer, pour de bon.
N’Jamba Seide, Électeur
La réforme vise également à réduire le nombre de députés de 102 à 65, afin, selon les autorités, de rendre le fonctionnement des institutions plus efficace. Malgré les appels au boycott lancés par l’opposition, la Commission nationale des élections (CNE) a annoncé une participation qui pourrait dépasser 55%. Selon les autorités électorales, le scrutin s’est déroulé dans le calme et sans incident susceptible d’affecter sa crédibilité.
Je suis venu voter parce que nous voulons ce qu’il y a de mieux pour notre pays. Quel que soit notre choix, il doit être fait pour le bien de tous les citoyens, et nous devons laisser de côté ce qui est mauvais.
César Labna , Électeur
L’opposition, notamment le PAIGC, conteste toutefois le processus et estime que cette réforme risque de renforcer excessivement le pouvoir exécutif. Le référendum constitue ainsi une étape majeure avant le retour annoncé à l’ordre constitutionnel avec les élections générales du 6 décembre.



