L’Ouganda baptise son pétrole brut « Pearl Sweet »

L’Ouganda a baptisé son pétrole brut « Pearl Sweet », marquant une étape clé avant le lancement de sa production commerciale prévu d’ici la fin de l’année 2026. Cette concrétisation intervient vingt ans après la découverte de gisements majeurs le long du bassin du rift Albertin. Soucieux de durabilité, le gouvernement entend bannir le gaspillage industriel en convertissant le gaz issu de l’extraction en électricité et en ressources domestiques pour les populations locales. Sur des réserves globales estimées à 6,5 milliards de barils, le pays anticipe une production maximale de 230 000 barils par jour. L’évacuation de ce brut hautement stratégique vers le marché international exigera la mise en place d’une logistique colossale. Le « Pearl Sweet » sera ainsi acheminé via l’oléoduc est-africain (EACOP), un projet d’infrastructure transfrontalier évalué à 5 milliards de dollars.

À l’approche du lancement de sa production commerciale fin 2026, l’Ouganda a officiellement baptisé son pétrole brut « Pearl Sweet » le 2 septembre 2026. Dévoilée par le président Yoweri Museveni, cette appellation symbolique intervient vingt ans après la découverte des gisements du bassin du rift Albertin. Le nom associe un hommage historique à la « Perle de l’Afrique » de Winston Churchill à une spécificité technique majeure. Le qualificatif « Sweet » valorise ainsi les propriétés géologiques optimales d’un brut à très faible teneur en soufre. Ce choix stratégique positionne idéalement le produit sur le marché international avant ses premières exportations. 

Nous nous réunissons aujourd’hui pour célébrer le lancement du pétrole ougandais et lui attribuer son nom officiel. Il m’a été suggéré de le baptiser *Pearl Sweet Petroleum*. Ce qualificatif de « doux » s’explique par sa très faible teneur en soufre, un composant dont le traitement s’avère habituellement lourd et coûteux.

Yoweri Museveni, Président de la République

Au-delà de la valorisation de son pétrole, l’Ouganda entend mettre en place une gestion rigoureuse et durable de ses ressources associées, en rompant avec les pratiques de gaspillage industriel souvent observées dans le secteur extractif. Le chef de l’État a ainsi réaffirmé sa volonté ferme de valoriser le gaz issu des gisements pour répondre directement aux besoins énergétiques et domestiques des populations locales. 

Ici, nous avons dit non au torchage du gaz. Nous utiliserons cette ressource pour produire de l’électricité, jusqu’à 80 mégawatts rien qu’à Kingfisher. Le reste du gaz sera condensé et transformé en gaz de pétrole liquéfié pour la cuisson.

Yoweri Museveni, Président de la République

Avec des réserves globales estimées à 6,5 milliards de barils, dont 1,65 milliard qualifiés de récupérables, l’Ouganda prévoit d’atteindre une production maximale de 230 000 barils par jour. Pour exporter ce brut baptisé « Pearl Sweet », le pays s’appuie sur l’oléoduc est-africain (EACOP), un projet colossal de 5 milliards de dollars. Long de 1 443 km, ce pipeline reliera les gisements ougandais au port tanzanien de Tanga sur l’océan Indien. Cette infrastructure stratégique s’impose d’ores et déjà comme le plus long oléoduc chauffé électriquement au monde.

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