Au Maroc, la participation politique des femmes s’affirme comme un défi central à l’approche des législatives du 23 septembre. Dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, marquée par un taux de participation supérieur à 66 %, expertes et militantes plaident pour traduire cet engagement électoral en une présence renforcée des femmes au sein des instances décisionnelles.
À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026 au Maroc, la participation politique des femmes constitue un enjeu majeur dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra. Avec un taux de participation supérieur à 66 % lors du scrutin du 8 septembre 2021, la région figure parmi les plus mobilisées du Royaume. L’enjeu est désormais de transformer cette mobilisation en une représentation accrue des femmes dans les instances élues.
“ En prenant part à la prise de décision aux côtés des hommes, les femmes contribuent pleinement aux responsabilités politiques et à la gestion des affaires publiques. Cette implication favorise également le renforcement de la démocratie et une meilleure représentativité au sein des institutions. ‘’
LEÏLA ADICH, Experte dans le domaine de l’autonomisation économique et de la communication – Maroc
Pour encourager l’engagement politique des femmes, plusieurs leviers sont mobilisés dans le pays, dont le principal est le Fonds d’appui à la représentation féminine. Ce dispositif s’appuie également sur des programmes de formation et d’imprégnation destinés à renforcer les capacités des candidates. À cet égard, 1 003 déclarations de candidature avaient été enregistrées en ligne dans le cadre de ces élections législatives.
‘’ Le Maroc a réalisé des avancées importantes en matière d’autonomisation des femmes et a mis en place de nombreux acquis pour favoriser leur accès aux fonctions décisionnelles. Ces progrès reposent notamment sur des réformes juridiques et institutionnelles qui ont renforcé la participation des femmes à la vie politique. ‘’
RABIA EL DADA, Militante des droits humains – Maroc
En dépit de ces progrès, de nombreux défis subsistent, notamment le manque de financement, la timidité de l’appui accordé par certaines formations politiques et le poids des pesanteurs socioculturelles. Désormais, l’enjeu majeur réside dans la capacité à franchir l’étape de la simple figuration sur les listes électorales afin de garantir une réelle accession des femmes aux fonctions décisionnelles.



