Au Nigeria, la lutte contre la pollution plastique franchit une nouvelle étape. Avec 2,5 millions de tonnes de déchets produits chaque année, le pays renforce désormais son arsenal réglementaire. Fabricants et importateurs devront participer à la collecte et au recyclage, tandis que l’État veut promouvoir une économie circulaire et limiter les impacts sanitaires et environnementaux.
Chaque année, 2,5 millions de tonnes de plastique sont rejetées au Nigeria, selon Environmental Law Institute du pays. Face à cette pression croissante, les autorités nigérianes ont dévoilé le 03 septembre 2026 à Abuja la réglementation nationale sur le contrôle des déchets plastiques pour 2026. Le texte entend mieux encadrer la production, la consommation et la fin de vie du plastique, devenu un enjeu environnemental majeur.
L’industrie doit produire de manière responsable, les consommateurs doivent consommer de façon écoresponsable, les recycleurs doivent investir avec audace et les collectivités doivent participer activement.
Salihu Aminu Usman, Secrétaire permanent du ministère fédéral de l’Environnement
Au cœur du dispositif, la responsabilité élargie des producteurs impose aux fabricants et importateurs de financer et d’organiser la collecte ainsi que le recyclage de leurs produits. L’agence environnementale NESREA, (Agence nationale d’application des normes et réglementations environnementales) devra assurer le contrôle strict du cycle de vie du plastique, de sa fabrication jusqu’à son élimination finale, pour renforcer l’application des nouvelles règles.
Nous pouvons guider le Nigeria vers un avenir durable et sans plastique, tout en préservant les emplois et l’activité de l’industrie.
Terseer Ugbor, Député à la Chambre des représentants
L’objectif est aussi économique et sanitaire. En favorisant réutilisation et recyclage, le Nigeria veut réduire les déchets qui obstruent les caniveaux et aggravent les inondations urbaines. La pollution affecte également les cours d’eau, la pêche, les terres agricoles et la santé. Le pays mise ainsi sur l’économie circulaire pour contenir les coûts de cette crise.



