Face aux menaces sanitaires, 52 experts de huit pays africains ont obtenu, le 10 octobre 2026 à Ouagadougou, un diplôme spécialisé contre les fièvres hémorragiques et maladies émergentes. Ce programme, affichant 100 % de réussite, vise à harmoniser la riposte et les soins à l’échelle régionale.
Pour faire face à la multiplication des risques sanitaires sur le continent, 52 spécialistes ont validé, le 10 octobre 2026 à Ouagadougou, leur diplôme interuniversitaire axé sur la riposte aux fièvres hémorragiques et aux pathologies émergentes. Ce cursus ambitionne d’harmoniser les stratégies d’intervention et la prise en charge médicale au sein de huit nations africaines.
“Oui, l’objectif a été atteint, parce que vous savez que pour lutter contre ces fièvres énergiques, il faut aller dans l’approche « une seule santé ». Et ce soir, vu la diversité des participants, donc des apprenants qui sont devenus maintenant des experts, nous sommes plus que satisfaits. Oui, nous attendons ce qu’ils s’impliquent, d’abord qu’ils puissent partager ce qu’ils connaissent, et également qu’ils s’impliquent, pas seulement au niveau national, mais au niveau international, là où le devoir va les appeler, pour apporter donc l’expertise pour lutter contre ces fièvres hémorragiques”
Ismaël Diallo, coordonnateur du DIU – Burkina Faso
Rassemblant des médecins, infirmiers, pharmaciens, épidémiologistes ainsi que des membres des Forces de défense et de sécurité, cette promotion traduit la volonté d’associer des expertises diverses pour optimiser la gestion des crises. Issus de huit pays notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Togo, le Tchad, le Sénégal et le Burkina Faso, ces professionnels ont achevé une formation intensive de six mois. Combinant enseignements théoriques en ligne et exercices pratiques, ce programme leur permet de maîtriser l’ensemble des protocoles essentiels, de la prévention des infections au pilotage opérationnel des alertes épidémiologiques sur le terrain.
“En tant que communicateur, il y a ce rôle-là d’informer, d’informer les communautés en Amour sur les risques, les comportements à risque, les comportements favorables pour éviter, pour se prévenir des différentes maladies, ce travail en Amour, également pour préparer les esprits quant à la survenue, et au cas de survenue des épidémies, pour qu’on puisse ensemble gérer, pour préparer d’abord les mentalités, pour préparer les consciences à accepter certaines restrictions dans la gestion qui surviennent forcément quand on est face à une épidémie. Ce n’est pas du tout évident la gestion d’une épidémie, il y a la sécurité, il y a l’assainissement, il y a le corps médical avec les cliniciens, mais il y a également la communication, surtout la communication et l’anthropologie pour prendre en charge les faits sociaux.”
Youssouf Traoré, Participant – Burkina Faso
Au cours des six mois de théorie et de pratique, ces 52 participants ont été formés aux protocoles de prise en charge des cas et aux stratégies de riposte en situation d’alerte épidémiologique. Avec un taux de réussite de 100%, ces professionnels de santé et autres spécialistes, sont appelés à contribuer à une réponse rapide et efficace face aux menaces épidémiques.



