C’est le bras de fer politique qui paralyse le Parlement namibien ce 15 octobre 2026. Le projet de loi sur le Petroleum Exploration and Production Amendment Bill qui d’après les experts pourra produire près de 150 000 barils par jour, fait face à une opposition sans précédent. Les députés de l’opposition ont orchestré un boycott spectaculaire de l’hémicycle pour faire tomber le nombre de représentants à 39 députés sur les 49 prévus par la constitution pour bloquer le texte lors du vote. Au cœur de la discorde: la création d’une nouvelle unité de régulation, l’UPU, rattachée directement à la Présidence, mais aussi la fermeté des règles imposées aux multinationales concernant les retombées locales. Le gouvernement défend une législation stricte et dissuasive pour protéger les ressources de la nation, tandis que l’opposition crie à la concentration des pouvoirs et exige des comptes.
D’après les chiffres du ministère des Mines et de l’Énergie namibien, qui estime les réserves de pétrole du pays à 10 milliards USD, le gouvernement ambitionne d’encadrer juridiquement l’exploitation de cette future manne pétrolière avant même les premières extractions. Pour la majorité, le projet de loi sur le Petroleum Exploration and Production Amendment Bill qui d’après les experts pourra produire près de 150 000 barils par jour ne constitue pas une dérive, mais un véritable bouclier économique. Le texte introduit notamment des obligations strictes pour contraindre les géants de l’énergie à recruter et à sous-traiter localement. Ainsi, les ministres disposeront d’un an pour intégrer cette politique de contenu local et seront chargés d’appliquer des sanctions financières à tous les contrevenants.
Les ministres sont responsables de tabler un bilan de contenu local dans 12 mois, ou plutôt d’incorporer la politique de contenu local, avec un scénario prévu pour le bilan. Chaque propriétaire d’une licence et le contacteur doivent signer un plan de contenu local, c’est une condition de licence. Rapportez chaque année et appuyez sur un registre de contenu public de Namibie. Avec la suspension de la licence comme pénalité finale.
George Kambala, Député du Parti Affirmative Repositioning
Face à ces craintes d’opacité, la majorité présidentielle contre-attaque pour le député de la South West People’s Organisation Willem Amutenya, la localisation géographique de cette nouvelle institution sous l’autorité directe de la Présidence n’est qu’un faux débat. Selon lui, les législateurs doivent avant tout se concentrer sur le texte juridique.
Lorsque nous demandons si l’UPU est appropriée, la question ne doit pas juste être: Pourquoi est-ce qu’il est dans l’Office du Président? La question la plus importante est : Qu’est-ce que l’acte permet à l’UPU de faire ? Qu’est-ce que l’acte lui demande de faire ? Et qui en est responsable ?
Willem Amutenya, Député du SWAPO
L’avenir du texte est désormais suspendu à un fil politique. En brisant le quorum à l’Assemblée, l’opposition impose un rapport de force et contraint le gouvernement à la négociation pour une meilleure la gouvernance de ces ressources qui selon les experts, ce vaste projet devrait accélérer le développement endogène de la Namibie, et servir également de levier d’intégration économique pour propulser la souveraineté de toute la sous-région face aux intérêts énergétiques mondiaux.



