L’Algérie accélère la transformation de son économie. Le président Abdelmadjid Tebboune a rencontré, le 14 octobre 2026 à Alger, les opérateurs économiques pour dresser le bilan des réformes engagées et réaffirmer le rôle du secteur privé dans la diversification de la production nationale. Parmi les avancées mises en avant : la réduction des importations, le développement de l’industrie et la multiplication des projets d’investissement, avec 2027 en ligne de mire.
C’est un signal de confiance adressé au patronat algérien. Face aux chefs d’entreprise réunis le 14 octobre 2026 au Centre international des conférences d’Alger, Abdelmadjid Tebboune a défendu les résultats de la politique de diversification économique. Le chef de l’État estime que les réformes engagées rapprochent le pays de son objectif : bâtir une économie plus forte, moins dépendante de l’extérieur et capable de résister aux fluctuations internationales. L’année 2027 est présentée comme une étape décisive dans cette transformation.
Notre économie traverse une phase de transition totale d’une économie dirigée vers une économie libre. Aujourd’hui, nous essayons de rééquilibrer nos comptes afin de ne compter que sur nous-mêmes et de passer d’une économie dirigée à une économie libre tout en tenant compte du rôle social de l’État algérien et sans jamais y renoncer.
George Kambala, Député du Parti Affirmative Repositioning
Les chiffres avancés illustrent cette évolution. La facture des importations, qui atteignait 62 milliards de dollars, a été ramenée à une fourchette comprise entre 40 et 42 milliards de dollars, selon le président. La dynamique se reflète également dans les indicateurs de croissance. Selon les données présentées lors de la rencontre, le taux de croissance économique s’est établi à 3,8 % en 2025, avec une prévision de 4% pour 2026. Les projections dépassent les 42 000 milliards de dinars pour 2026. Les autorités prévoient par ailleurs une révision de l’année de référence utilisée pour le calcul du PIB.
Ce sont les institutions économiques qui ont permis la réalisation de cette diversité économique qu’ont salué les institutions internationales. Pour cette raison, nous, au conseil algérien de la renaissance, économiques, nous croyons fermement que les institutions sont le principal partenaire stratégique de l’État.
KAMEL MOULA, Président du Conseil du renouveau économique Algérien
Au-delà des résultats annoncés, le président algérien appelle les opérateurs à participer à la lutte contre les pratiques qui fragilisent l’économie. En septembre 2026, des demandes d’importation jugées excessives, représentant au total 130 milliards de dollars, avaient été signalées par le ministère du Commerce extérieur. Abdelmadjid Tebboune a dénoncé les tentatives de pression sur les réserves de change, tout en refusant d’assimiler ces dérives à l’ensemble du patronat, qu’il considère comme un partenaire stratégique de l’État. Le chef de l’État a fait état de 13 000 projets d’investissement concrets et annoncé la mise en service officielle du Guichet unique à partir du 1er janvier 2027.



