L’industrie musicale reste marquée par une faible représentation des femmes, notamment dans les métiers de la production. Selon les chiffres cités par l’UNESCO, elles ne représentent que 3 % des producteurs de musique dans le monde. Face à ces inégalités, la valorisation des talents féminins et leur accès aux postes clés deviennent des enjeux majeurs pour l’avenir de la musique africaine.
Elles font vibrer les scènes, conquièrent les publics et font rayonner la musique africaine. Mais derrière les projecteurs, une autre réalité se dessine : celle d’une industrie où les femmes restent largement sous-représentées dans les métiers de la production. Selon les données sur l’égalité dans la musique, les femmes ne représentent que 3% des producteurs de musique dans le monde. Un chiffre révélateur des obstacles qui persistent dans les coulisses, notamment en matière de financement, d’accès aux métiers techniques et de pouvoir décisionnel. Face à ce constat, une initiative entend faire bouger les lignes. En Côte d’Ivoire, l’artiste chanteuse Roseline Layo lance le projet DIVAS, qui entend faire de la collaboration féminine un levier de visibilité et de reconnaissance.
Ce qu’il faut savoir, c’est que les femmes peuvent collaborer ensemble et l’ancienne génération peut donner de la force à la nouvelle génération pour encore nous propulser et à embellir encore cette belle musique-là.
ROSELINE LAYO, Chanteuse
Plus qu’un projet musical, DIVAS mise sur la force du collectif. En réunissant des artistes féminines aux univers, aux générations et aux influences diverses, l’initiative entend créer des passerelles et faire résonner leurs talents au-delà des frontières. L’ambition est claire : transformer les collaborations en occasions de partage, de transmission et de rayonnement pour la musique africaine.
Elle nous a démontré qu’on peut partir de rien pour réaliser un rêve. Elle a aussi démontré aux yeux de tous qu’une femme ne doit pas se sous-estimer, surtout une femme. Elle a défendu la cause des femmes excisées. C’est tout un ensemble de sujets qu’elle a abordés à travers ce qu’on a vu. Roseline a réussi un pari.
AÏCHA KONÉ, Chanteuse ivoirienne
La production musicale et le management représentant chacun 25% des besoins exprimés en matière de représentation féminine, donnant aux femmes une place plus importante dans la création, la gestion et les décisions de l’industrie musicale africaine pourrait cependant ouvrir de nouvelles perspectives et contribuer à une meilleure reconnaissance des femmes dans l’industrie.



