L’axe Alger-Niamey se renforce face aux turbulences du Sahel. Ce jeudi 22 octobre 2026, l’Algérie et le Niger ont officialisé un protocole d’accord militaire historique à Alger, destiné à sanctuariser leurs 956 kilomètres de frontière commune. Cet accord structurel intervient alors que l’Algérie déploie déjà une force de dissuasion aérienne à Niamey, comprenant 4 chasseurs Su-30, 1 avion de transport Il-76 et 1 ravitailleur Il-78, et s’appuie sur un budget de défense algérien record de 25 milliards de dollars. Entre rupture des partenariats occidentaux au Niger et impératifs de sécurité transfrontalière, ce sommet bilatéral redessine l’architecture sécuritaire de la région.
L’Algérie et le Niger renforcent leur coopération militaire face aux enjeux sécuritaires de leur frontière commune de 956 kilomètres. Le 22 octobre 2026, à Alger, les deux pays ont signé un protocole d’accord destiné à structurer et approfondir leur partenariat dans le domaine de la défense. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre nigérien de la Défense, le général d’armée Salifou Mody, et du chef d’état-major de l’ANP, le général d’armée Saïd Chanegriha. Cet accord s’inscrit dans une dynamique de rapprochement stratégique, sur fond de coopération opérationnelle entre les deux pays au Sahel.
« Depuis la visite de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani à Alger, nos deux chefs d’État ont décidé de donner un nouveau souffle à cette coopération ancrée dans le temps, notamment dans le domaine de la défense et de la sécurité. Dès lors, cette coopération a franchi un nouveau cap, améliorant ainsi le domaine opérationnel dans le cadre de la sécurité des grands projets communs. »
Salifou Mody, Ministre de la Défense – Niger
Cet accord intervient dans un contexte régional marqué par l’instabilité persistante au Sahel, la multiplication des menaces transfrontalières et la recomposition des partenariats sécuritaires. Pour l’Algérie, le renforcement de la coopération militaire avec Niamey s’inscrit dans une stratégie de protection des intérêts nationaux et de sécurisation de son environnement régional. Avec un budget de défense annoncé à 25 milliards de dollars pour 2026, représentant environ 20 % des dépenses publiques selon les données avancées, l’Algérie confirme la place centrale des enjeux militaires dans sa politique de sécurité, alors que les équilibres stratégiques au Sahel continuent d’évoluer.
« Ces derniers jours ont été particulièrement denses, ce qui témoigne de la réalité du terrain. Notre volonté commune est de renforcer les axes de coopération entre nos deux institutions militaires afin de relever efficacement les défis qui se posent à nous. »
Saïd Chanegriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire – Algérie
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la diplomatie algérienne, traditionnellement axée sur le dialogue politique, la coopération entre États voisins et le respect de la souveraineté nationale. Dans un Sahel confronté à des défis sécuritaires persistants, le renforcement du partenariat avec le Niger offre à Alger un cadre supplémentaire pour concrétiser ces orientations sur le terrain. Dotée d’un budget de défense annoncé à 25 milliards de dollars pour 2026, soit environ 20 % des dépenses de l’État selon les chiffres avancés, l’Algérie entend consolider sa sécurité frontalière. L’enjeu : mieux sécuriser les 956 kilomètres de frontière commune avec le Niger et renforcer la coordination bilatérale.



