Tchad : 60 000 Centrafricains en faveur du rapatriement

Organiser le retour des populations déplacées tout en garantissant leur sécurité et leur dignité, le Tchad et la République centrafricaine franchissent une nouvelle étape dans la gestion de la crise des réfugiés. Avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, les deux pays ont adopté les modalités opérationnelles du rapatriement volontaire des Centrafricains installés au Tchad. Sur près de 146 000 réfugiés centrafricains accueillis sur son territoire, plus de 60 000 ont déjà exprimé leur souhait de rentrer. Une démarche qui met à l’épreuve la coopération régionale et les capacités de réintégration de la République centrafricaine.

À N’Djamena du 3 au 4 Novembre 2026, les autorités tchadiennes, centrafricaines et le HCR ont défini les modalités pratiques d’un retour progressif et volontaire des réfugiés. Une concertation tripartite qui intervient dans un contexte de forte pression humanitaire sur le Tchad, pays frontalier confronté à l’accueil de populations contraintes de fuir les crises dans la sous-région. Le pays accueille aujourd’hui plus de 1,5 million de réfugiés et de demandeurs d’asile, dont plus de 140 000 Centrafricains.

« Le Tchad est un pays d’accueil exemplaire. Il serait superfétatoire de le rappeler. Il héberge aujourd’hui plus de 1,5 million de réfugiés et demandeurs d’asile  et parmi eux plus de 140 000 réfugiés centrafricains. » 

Dossou Patrice, Représentant du HCR au Tchad – Bénin

Du côté centrafricain, l’enjeu est désormais de créer les conditions d’un retour durable. La pacification des zones d’accueil, l’aménagement de pôles de développement, notamment à Paoua et Kabo, ainsi que la restauration des services sociaux de base constituent des axes prioritaires. Des efforts destinés à permettre aux populations de retrouver un environnement favorable à leur réinstallation et à la reconstruction de leurs moyens de subsistance.

 « De nombreux efforts ont été déployés dans la pacification des zones d’accueil,  l’aménagement de pôles de développement, à l’exemple de Paoua ou Kabo, ainsi que la restauration des services sociaux de base pour garantir des retours dans la sécurité et la dignité. » 

Mesmin Mbari, Chef de la délégation de la RCA – Centrafrique

Mais au-delà des dispositifs opérationnels, le défi reste économique et social. Logement, accès aux soins, éducation et opportunités d’activités génératrices de revenus, seront déterminants pour éviter de nouveaux déplacements. Les autorités réaffirment par ailleurs le caractère strictement volontaire du rapatriement. La mobilisation des partenaires internationaux, demeure ainsi essentielle pour accompagner les retours et soutenir la reconstruction des communautés d’origine.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

[wpforms id="11676"]